• Neurologie: la schizophrénie pourrait, chez l’adolescent ou l’adulte jeune, résulter, ou être aggravée, par une perte excessive des connexions synaptiques!____¤201602

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Schizophrenia risk from complex variation of complement component 4» ont été publiés dans la revue Nature, a permis d'incriminer un gène dans le risque de développer une schizophrénie et laisse penser que cette maladie pourrait, chez l’adolescent ou l’adulte jeune, résulter, ou être aggravée, par une perte excessive des connexions synaptiques.

     

    Rappelons tout d'abord que la schizophrénie est une maladie psychiatrique qui «se manifeste généralement au cours de l’adolescence ou à l’entrée dans l’âge adulte» et «qui se traduit par des troubles cognitifs, de la perception et de la motivation». Comme on observe «une perte de synapses, autrement dit une réduction du nombre de connexions entre neurones, de même qu’une perte de substance grise», cette maladie «serait la conséquence d’anomalies précoces au niveau de l’architecture intime du cerveau».

     

    Des recherches précédentes avaient mis en évidence «une association entre la schizophrénie et une large portion du génome située sur le chromosome 6, baptisée locus CMH (complexe majeur d’histocompatibilité)», sans être en mesure de l’expliquer. Pour sa part, l'étude ici présentée vient de découvrir un lien entre un gène particulier de cette portion d'ADN et le risque de développer une schizophrénie»: ce gène code, en fait, «pour le 'composant C4 du complément', une protéine essentielle dans la réaction de défense vis-à-vis d’agents infectieux».

     

    En effet, «une variation génétique sur le gène C4 est responsable d’une expression accrue du 'C4 du complément'», associée «à une réduction du nombre de synapses que l’on observe dans le cerveau des schizophrènes». Plus précisément, il est apparu «que ce 'composant C4 du complément' contrôle chez la souris l’élimination des synapses au cours de la formation du cerveau».

     

    De plus, comme il a été observé «qu’il existe des récepteurs pour le 'complément' sur certaines cellules immunitaires (microglie) qui résident dans le système nerveux central», il est possible que, dans la schizophrénie, a lieu «une hyperstimulation de la microglie qui conduit à l’élimination des synapses».

     

     

     


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