• Neurologie: le cerveau des singes macaques traite la symétrie de façon comparable à l'Homme et les réseaux corticaux impliqués sont très similaires chez les deux espèces!____¤202110

     

    Une étude, dont les résultats intitulés « Symmetry Processing in the Macaque Visual Cortex » ont été publiés dans la revue Cerebral Cortex, a permis de montrer que le cerveau des singes macaques traite la symétrie de façon comparable à l'Homme et que les réseaux corticaux impliqués sont très similaires chez les deux espèces. Comme elle suggère un traitement commun de la symétrie chez les primates, elle ouvre la porte à des explorations plus fines des mécanismes cellulaires impliqués chez l’animal.

     

    Relevons tout d’abord que «  la symétrie est une caractéristique très présente du monde naturel et est perçue par de nombreuses espèces animales en particulier chez l’humain ». Dans ce dernier cas, « sa perception revêt également un rôle esthétique important comme le démontre son omniprésence dans l'art, l'artisanat et l'architecture ». De ce fait, le traitement de la symétrie représente un aspect important de la perception visuelle.

     

    Désormais, les zones cérébrales impliquées dans cette perception sont « bien identifiées grâces à des mesures en neuroimagerie fonctionnelle », mais « les mécanismes nerveux sous-jacents restent largement méconnus car il manque encore un modèle animal pour caractériser les circuits neuronaux impliqués à l'échelle microscopique ». Dans ce contexte, l’étude ici présentée montre « que le cerveau des singes macaques traite la symétrie en utilisant un large réseau cortical et que les aires impliquées sont très similaires à celles observées chez l'Homme ».

     

    Concrètement, des enregistrements IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) ont été effectués « chez des macaques rhésus entrainés à maintenir leur regard sur une cible lumineuse pendant que des stimuli visuels contenant différents niveaux de symétrie - axiale et rotationnelle -  leur étaient présentés ». Ces stimuli « ainsi que les protocoles expérimentaux étaient comparables à ceux utilisés dans des études réalisées chez l’Homme en IRMf, permettant ainsi une comparaison directe des résultats obtenus chez les deux espèces ».

     

    Au bout du compter, « chez le macaque, des activations liées à la présence de symétries ont été observées au sein d’un vaste réseau de régions corticales situées assez bas dans la hiérarchie des voies visuelles, conformément à ce qui a été rapporté chez l'humain dans des conditions expérimentales comparables », ce qui suggère « que les réseaux corticaux qui traitent la symétrie sont similaires chez les deux espèces ».

     

    Ces observations « permettent de légitimer le modèle primate non humain pour le traitement de la symétrie et d’envisager l’étude du codage de cette propriété au niveau cellulaire », tout en suggérant en même temps la possibilité de « l’existence d’un mécanisme sensoriel de traitement de la symétrie relativement simple qui pourrait être présent dans l’ensemble du règne animal ».

     

     


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