• Neurologie: le mécanisme cérébral, qui fait que notre cerveau filtre le brouhaha sensoriel de l'activité cardiaque, a été mis en lumière!____¤201605

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The Insula Mediates Access to Awareness of Visual Stimuli Presented Synchronously to the Heartbeat» ont été publiés dans la revue The Journal of Neuroscience, a permis de mettre en lumière le mécanisme cérébral qui fait que notre cerveau filtre le brouhaha sensoriel de l'activité cardiaque pour qu'il ne puisse pas interférer avec les sensations provenant de l'extérieur.

     

    En vue de «localiser la région du cerveau en cause», 150 volontaires ont été soumis à des stimuli visuels particuliers: «en l'occurrence une forme d'octogone qui clignote sur un écran». Il est ainsi apparu que «lorsque la forme géométrique clignote en suivant le rythme cardiaque du volontaire, ce dernier éprouve plus de difficultés à la percevoir», comme si le cerveau cherchait à éviter de traiter des informations «synchronisées avec les battements du cœur».

     

    En refaisant l'expérience sous IRM (imagerie par résonance magnétique), il a été constaté «que, lorsque les stimuli visuels ne sont pas alignés sur le rythme cardiaque, une zone spécifique appelée 'cortex insulaire' tourne à plein régime» tandis que «le sujet perçoit nettement les formes clignotantes», alors que si au contraire, «les stimuli s'alignent sur le rythme cardiaque, l'activité du cortex insulaire baisse nettement» et le sujet «est moins, voire pas du tout conscient des formes clignotantes».

     

    Ces observations amènent à conclure que «le cortex insulaire joue le rôle de filtre en interceptant les sensations du battement cardiaque». Ainsi, «nous ne sommes pas objectifs», car le cerveau a la capacité «de rendre conscientes ou non certaines informations» que nos sens lui transmettent.

     

    Cette aptitude semble reliée au développement des organes in utero, puisque «le cerveau se forme alors que le cœur est déjà en train de battre» et il est probable que le cerveau s'applique, dès les premiers temps de notre existence, à réduire ce 'bruit interne' en le rendant 'moins conscient'.

     

    A contrario, «la perception du rythme cardiaque est corrélée à certains problèmes psychologiques» puisque «les patients atteints de troubles anxieux tendent à percevoir leur cœur plus nettement que la population normale».

     

     


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