• Neurologie: le rôle majeur du récepteur GPR56 dans la physiopathologie de la dépression et la réponse aux antidépresseurs, a été mis en évidence! ____¤202004

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «GPR56/ADGRG1 is associated with response to antidepressant treatment» ont été publiés dans la revue Nature Communications, révèle le rôle majeur du récepteur GPR56 dans la physiopathologie de la dépression et la réponse aux antidépresseurs.

     

    Concrètement, il est apparu, en analysant «la variation d’activité de l’ensemble des gènes (la transcription) dans le sang», que le gène du récepteur GPR56 figure «parmi les gènes activés de la façon la plus significative, uniquement chez les patients pour qui l’antidépresseur apporte une réelle réponse thérapeutique (patients appelés répondeurs à l’antidépresseur) et pas chez les non-répondeurs ou les patients recevant du placebo». L’intérêt de cette découverte réside notamment dans le fait que GPR56 est un biomarqueur sanguin facile à mesurer. »

     

    Relevons tout d'abord que «GPR56, aussi appelé ADGRG1, est un récepteur particulièrement complexe et encore mal connu qui est impliqué dans de nombreux processus biologiques dont la neurogenèse (formation des neurones) et la maturation du cerveau, la maturation des astrocytes mais aussi l’activation du système immunitaire».

     

    En premier lieu, l'étude ici présentée s'est assurée «que ce phénomène 'périphérique' était aussi associé à des changements biologiques dans le système nerveux central», par deux approches méthodologiques «menées respectivement au Canada et en France»: au Canada, «le tissu cérébral humain obtenu post-mortem à Montréal» a été analysé, tandis qu'à Paris, «la régulation de l’expression de ce gène dans le cerveau et le sang» a été directement explorée «par une approche translationnelle chez la souris», démontrant «une forte corrélation de la modulation de GPR56 entre 'périphérie' et 'cerveau'».

     

    Ces approches ont permis de confirmer «que GPR56 était dérégulé dans la dépression et modifié par les antidépresseurs en parallèle dans le sang et dans le cerveau, en particulier dans le cortex préfrontal, une zone cérébrale importante pour la régulation des émotions et la cognition».

     

    En second lieu, l'étude a «démontré un lien de cause à effet entre les variations de GPR56 et la dépression en utilisant des approches génétiques et des approches pharmacologiques chez l’animal». Les expériences ont ainsi «confirmé que l’inhibition de GPR56 pouvait induire une résistance aux antidépresseurs, et qu’un effet antidépresseur pouvait être obtenu en cas de stimulation directe par l’utilisation d’une molécule agoniste (activatrice) de ce récepteur».

     

    Au bout du compte, cette étude suggère «de façon robuste que ce récepteur est impliqué dans la biologie de la dépression et de l’effet des antidépresseurs» et que «ce récepteur pourrait être une cible originale et inédite pour des nouveaux médicaments antidépresseurs». Ces résultats constituent donc «une source d’espoir pour les patients souffrant de cette pathologie et dont le pronostic reste grave pour un nombre important d’entre eux».

     

     


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