• Neurologie: les astrocytes (qui détruisent des synapses) seraient impliqués dans des troubles neurologiques comme la schizophrénie ou les démences fronto-temporales (DFT)! ____¤202012

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Astrocytes phagocytose adult hippocampal synapses for circuit homeostasis» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de découvrir la clé du processus impliqué dans les troubles neurologiques comme la schizophrénie ou les démences fronto-temporales (DFT), qui permet au cerveau, en créant et détruisant des synapses en permanence, de rester efficace en ne conservant que les informations utiles.

     

    Relevons tout d'abord que, «dès l'âge de trois ans, le nombre de connexions entre les neurones (synapses)» diminue «au rythme de trois millions par seconde» de sorte que les synapses les moins pertinentes sont éliminées et les plus importantes («comme, par exemple, celles servant à signaler un danger») sont conservées.

     

    Comme, en 2011, une étude avait «montré comment les microglies 'engloutissent' les synapses pendant le développement postnatal chez la souris» (ainsi en réduisant le nombre de microglies, il avait été «constaté que les souris avaient des synapses plus nombreuses mais moins efficaces»), jusqu'à présent, «on pensait que ce rôle d'élagage était dévolu aux microglies, déjà chargées d'éliminer les débris cellulaires des neurones endommagés (par exemple, après une blessure cérébrale)».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée montre pour la première fois «que ce sont les astrocytes et non les microglies qui éliminent constamment les connexions synaptiques excitatrices, excessives et inutiles, des adultes en réponse à l'activité neuronale». Rappelons ici que «les astrocytes, ainsi nommés en raison de leur forme en étoile, forment un réseau autour des neurones, un peu comme des lianes autour d'une branche» assurant «de nombreuses fonctions, en particulier dans la transmission synaptique et les liaisons entre neurones». Néanmoins, «on ignorait jusqu'ici leur capacité à 'manger' les synapses».

     

    Pour parvenir à cette conclusion, «un capteur moléculaire capable de détecter l'élimination des synapses par les cellules gliales et de quantifier la fréquence et le type de synapses éliminées» a été mis au point et utilisé «chez des souris dépourvues de MEGF10, le gène qui permet aux astrocytes d'éliminer les synapses». Il est ainsi apparu que «ces souris présentent un nombre inhabituellement élevé de synapses excitatrices dans l'hippocampe» et que ces synapses excitatrices «sont fonctionnellement altérées, ce qui provoque un apprentissage défectueux et la formation de mémoire excédentaire».

     

    Désormais, il «reste à savoir comment s'effectue le tri entre les bonnes et les mauvaises synapses». En tout cas, il semble «que chaque région du cerveau ait des taux d'élimination synaptique différents». En fin de compte, cette étude ouvre ainsi avec cette découverte de la modulation astrocytaire «une piste de traitement dans divers troubles neurologiques» comme «certaines formes d'autisme, la schizophrénie, la démence fronto-temporale ou les crises graves d'épilepsie».

     

     


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