• Neurologie: les ondes delta émises durant notre sommeil permettent d’isoler des assemblées de neurones ayant un rôle essentiel lors de la formation des souvenirs à long terme! ____¤201910

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Isolated cortical computations during delta waves support memory consolidation» ont été publiés dans la revue Science, a permis de démontrer que les ondes delta émises pendant notre sommeil ne sont pas des périodes de silence généralisé durant lesquelles le cortex se repose, comme cela est décrit depuis des décennies dans la littérature scientifique, puisqu'elles permettent, au contraire, d’isoler des assemblées de neurones jouant un rôle essentiel lors de la formation des souvenirs à long terme.

     

    Relevons que, pendant le sommeil, «l’hippocampe se réactive spontanément en générant une activité semblable à celle de l’éveil» pour transmettre «des informations au cortex qui réagit en conséquence», un échange «souvent suivi par une période de silence appelée 'onde delta' puis d’une activité rythmique appelée 'fuseau de sommeil(*). Les circuits corticaux se réorganisent à ce moment-là «pour former des souvenirs stables».

     

    Dans ce contexte, «le rôle des ondes delta dans la formation de nouveaux souvenirs reste une énigme», car on ne comprend pas pourquoi une période de silence vient «interrompre l’enchaînement entre les échanges d’information hippocampo-corticaux et la réorganisation fonctionnelle du cortex». Pour en apprendre plus, l'étude ici présentée a examiné «de plus près ce qui se passe au cours des ondes delta elles-mêmes».

     

    Il est ainsi apparu qu'en fait, «le cortex n’est pas tout à fait silencieux mais que quelques neurones restent actifs et s’organisent en assemblées, c’est-à-dire en de petits ensembles coactifs codant des informations». Cette observation laisse penser que «les quelques neurones qui s’activent alors que tous les autres se taisent peuvent ainsi effectuer des calculs importants à l’abri de possibles perturbations».

     

    En outre, il a été mis en évidence que «les réactivations spontanées de l’hippocampe déterminent quels neurones corticaux restent actifs pendant les ondes delta et révèlent ainsi la transmission d’informations entre les deux structures cérébrales». Surtout, il a été établi que «les assemblées activées pendant les ondes delta sont constituées de neurones qui ont été fortement sollicités lors de l'apprentissage d'une tâche de mémoire spatiale au cours de la journée».

     

    Comme «tous ces éléments suggèrent que ces processus sont impliqués dans la consolidation de la mémoire», pour confirmer cette hypothèse, des ondes delta artificielles ont été provoquées chez les rats «afin d’isoler soit des neurones associés aux réactivations de l’hippocampe, soit des neurones au hasard». En fin de compte, il a été observé que «lorsque les bons neurones sont isolés, les rats parviennent à stabiliser leurs souvenirs et réussissent le test spatial le lendemain».

     

    Il en résulte que cette étude débouche sur «une profonde révision de notre compréhension du cortex», puisqu'en fait, «les ondes delta seraient un moyen d’isoler sélectivement des assemblées de neurones choisies, qui transmettent une information cruciale entre les périodes de dialogue hippocampo-cortical et de réorganisation des circuits corticaux, pour former des souvenirs à long terme»

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Rythme cérébral

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :