• Neurologie: quand, face à un changement dans notre environnement, il faut prendre des décisions adaptées, une zone du cerveau, située dans le thalamus, joue un rôle capital!____¤201509

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Flexible Use of Predictive Cues beyond the Orbitofrontal Cortex: Role of the Submedius Thalamic Nucleus» ont été publiés dans la revue The Journal of Neuroscience, a permis de découvrir, grâce à des expériences menées chez le rat, que si, face à un changement dans notre environnement, il faut prendre des décisions adaptées, une zone du cerveau, située dans le thalamus, joue un rôle capital pour la mise en œuvre de ces aptitudes évoluées, alors que, jusqu'ici, on savait seulement que c'était essentiellement le cortex préfrontal qui intervenait en général.

     

    La capacité des êtres vivants à prendre en compte les modifications soudaines de leur environnement est un paramètre essentiel de la survie de leur espèce. Dans ce cadre, les prises de décision, qui font intervenir le cortex préfrontal («une structure cérébrale parmi les plus développées et connue pour assurer les processus décisionnels»), sont classées parmi les fonctions cognitives évoluées .


    L'étude ici présentée, qui «s'est intéressée aux zones du cerveau connectées au cortex préfrontal» à l'aide d'une technique de marquage, a tout d'abord abouti à la mise en lumière du thalamus submédian, une région «au rôle fonctionnel inconnu, qui est fortement connectée au cortex préfrontal».

     

    Ensuite, le rôle de ces deux structures cérébrales, thalamus submédian et cortex préfrontal, a été testé dans la prise de décision et l'adaptation à l'environnement sur trois groupes de rats: «le premier présentant des lésions du cortex préfrontal, le deuxième au niveau du thalamus submédian, et le troisième regroupant des rats témoins sans lésion». Dans l'expérience, qui s'est déroulée en deux temps, il s'agissait dévaluer la capacité de ces rongeurs «à établir un lien entre un son et l'obtention d'une récompense alimentaire».



    Le premier temps était une phase d'apprentissage destinée à apprendre aux animaux «que deux sons différents (S1 et S2) prédisent chacun la survenue d'une récompense alimentaire spécifique». Concrètement, les trois groupes d'animaux visitent la mangeoire «dès qu'un signal auditif est perçu», les lésions n'empêchant pas les animaux «d'apprendre qu'un stimulus auditif prédit l'obtention de la récompense».

     

    Dans un second temps, si «la procédure reste inchangée pour le premier son», le son S2 perd sa valeur prédictive, car des récompenses alimentaires ont été distribuées durant et surtout en dehors des périodes sonores.

     

    Il est ainsi apparu qu'un animal sans lésion «en vient à négliger ce stimulus auditif S2 pour ne venir à la mangeoire que lorsqu'il entend le son S1» tandis que «les animaux présentant une lésion que ce soit au niveau du cortex préfrontal ou du thalamus submédian se montrent incapables de faire une telle distinction, et donc, de s'adapter».



    Par conséquent, en identifiant «l'existence d'un circuit entre le thalamus et le cortex qui s'avère primordial dans la prise de décision adaptée à l'environnement», cette étude, qui suggère «que de nombreux circuits fonctionnels sous-tendant ce type de comportement impliqueraient une contribution du thalamus», ouvre une piste pour «améliorer notre connaissance de nombreuses pathologies, comme la schizophrénie ou encore l'addiction».

     

     

     


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