• Neurologie: une expérience, réalisée sur un modèle animal, prouve l'hypothèse que l’attention est dirigée de manière intentionnelle par le cortex préfrontal et le thalamus!____¤201510

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Thalamic control of sensory selection in divided attention» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de valider, par une expérience sur un modèle animal, l'hypothèse que l’attention est dirigée de manière intentionnelle par le cortex préfrontal et le thalamus.

     

    Pour établir cette preuve, l'étude ici présentée a utilisé des «souris génétiquement modifiées, chez qui l’on peut à loisir 'allumer' ou 'éteindre' certains circuits cérébraux par l’optogénétique (nouvelle méthode qui consiste à activer certains neurones par stimulation lumineuse)».

     

    Pour mettre la souris en situation de sélection intentionnelle de l’attention, «on lui apprend à attendre une récompense (un peu de lait) après un signal sonore, ou bien après un flash lumineux». Cependant, «lorsqu’elle attend un signal sonore, on lui projette un flash» de sorte qu'elle doit «faire l’effort de maintenir son attention sur le signal sonore malgré la distraction visuelle». De même, si «une souris conditionnée à attendre un signal visuel est distraite par un son», elle est amenée «à se concentrer et à ignorer l’entrée sensorielle parasite».

     

    Comme, l'activité électrique du cerveau de chaque souris «est en même temps mesurée à la fois dans le cortex préfrontal mais aussi une zone particulière du thalamus, le noyau réticulé thalamique NRT», il est d'abord apparu que «quand la souris doit ignorer la lumière pour se concentrer sur le son, les neurones du NRT qui contrôlent la vision sont plus actifs, réduisant le signal visuel», tandis que, à l’inverse, «quand la souris doit ignorer le son, les neurones du NRT contrôlant l’ouië deviennent plus actifs à leur tour».

     

    Ces observations démontrent ainsi que le noyau réticulé thalamique est «bien le centre commutateur, le tableau de bord qui permet de réguler notre attention en fonction des besoins, du contexte».

     

    De plus, «en jouant, à l’aide de l’optogénétique à 'allumer' ou 'éteindre' les zones cérébrales tour à tour», on constate que le cortex préfrontal commence à donner «l’ordre au NRT de sélectionner l’information sur laquelle se focaliser» et qu'ensuite «le NRT contrôle l’attention en activant telle ou telle population de neurones».

     

    Cette étude, qui devrait «avoir des implications importantes dans la recherche sur des troubles mentaux tels que l’autisme ou le trouble de l’attention/hyperactivité TDAH», a également révélé que «nous ne pouvons pas faire bien deux choses à la fois», car «l’anticipation d’une tâche à venir perturbe la performance de celle en cours» puisque «lorsqu’une souris anticipait qu’elle allait devoir choisir entre deux stimulus, ses performances diminuaient».

     

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :