• Océanographie: dans l'océan, les microplastiques libèrent une fraction de phtalates de l’ordre du ng.g^-1 au cours des premières semaines de leur présence dans l’eau de mer!____¤201901

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Phthalate Release from Plastic Fragments and Degradation in Seawater» ont été publiés dans la revue Environmental Science & Technology, a permis de montrer que les microplastiques (polyéthylène et polychlorure de vinyle) libèrent une fraction massique de phtalates (*) de l’ordre du ng.g^-1 au cours des premières semaines de leur présence dans l’eau de mer, la lumière et les bactéries pouvant augmenter d’un facteur 2 à 5 la libération de ces composés.

     

    Indiquons tout d'abord que «la production de plastique croît de manière exponentielle et devrait absorber 20% de la consommation mondiale de pétrole à l’horizon 2050» et soulignons également que «sept à dix-huit millions de tonnes de plastique auraient rejoint les océans pour la seule année 2015». Arrivés dans l’océan, «les déchets plastiques subissent des processus de vieillissement donnant lieu à des débris à l'échelle micro- ou nanométrique, ainsi qu’à une libération importante de carbone organique dissous (COD)».

     

    Dans ce pool de COD, il y a les additifs plastiques («plastifiants, retardateurs de flamme, antioxydants, stabilisants UV») qui «constituent une classe importante et émergente de contaminants». A ce propos, «on estime à 1 million de tonnes la masse d'additifs qui auraient pu atteindre les océans en 2015, ce qui équivaut au flux annuel global d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) vers l'atmosphère».

     

    Dans ce contexte, en vue de «remédier au manque d’informations à propos de la libération des additifs par les débris de plastique dans l’environnement marin», l'étude ici présentée a cherché à «évaluer en laboratoire l’impact de la lumière et de l’action des bactéries hétérotrophes sur la libération de phtalates vers la fraction dissoute, depuis des débris de polyéthylène et polychlorure de vinyle». Il est alors apparu «qu'au cours du premier mois d'incubation, les deux matières plastiques ont libéré dans l'eau de manière significative des phtalates.

     

    Plus précisément, «le phtalate de di-isobutyle (DiBP) et le phtalate de di-n-butyle (DnBP) sont les principaux composés rejetés par les débris de polyéthylène, les valeurs les plus élevées étant respectivement de 83,4 ± 12,5 et 120,1 ± 18,0 ng par gramme de plastique», tandis que «le phtalate de diméthyle (DMP) et le phtalate de diéthyle (DEP) sont les principaux phtalates rejetés par les débris de PVC, avec des fractions massiques atteignant respectivement 9,5 ± 1,4 et 68,9 ± 10,3 ng par gramme de polymère».

     

    Surtout, «l'exposition à la lumière et aux bactéries augmente jusqu’à un facteur 5 la quantité totale de phtalates libérés par les polymères sélectionnés».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Phtalate

     

     


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