• Paléontologie: des arguments ont été apportés en faveur de la présence de microfossiles de bactéries dans une roche vieille de 3,5 milliards d'années du désert Pilbara (Australie)! ____¤20171

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «SIMS analyses of the oldest known assemblage of microfossils document their taxon-correlated carbon isotope compositions» ont été publiés dans la revue PNAS, a permis d'apporter de nouveaux arguments pour étayer l'hypothèse que, «dans une roche du grand désert Pilbara en Australie de l'Ouest, l'Apex Chert», vieille de près de 3,5 milliards d'années et découverte en 1993, se trouvent des microfossiles probablement de cyanobactéries.

     

    Rappelons tout d'abord que «les incontestables filaments de carbone mis en évidence» à l'époque de leur découverte «ont reçu au cours des ans des interprétations différentes», ces structures pouvant être «produites par des processus abiotiques issus des sources hydrothermales chaudes». Comme l'Apex Chert de Pilbara «peut fort bien être le produit de fluides hydrothermaux portés à des températures supérieures à 250 °C», ce milieu serait «très hostile aux cyanobactéries», ce qui exclurait «la possible présence de microfossiles».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est appuyée sur «la spectrométrie de masse à ionisation secondaire, ou SIMS (secondary ion mass spectrometry), pour mesurer les rapports des isotopes de carbone 13C et 12C dans 11 microfossiles». Il est alors apparu que, non seulement ces rapports «ne sont pas les mêmes selon les types de microfossiles», mais qu'ils «sont similaires à ceux aujourd'hui associés à des métabolismes particuliers».

     

    D'après cette interprétation, «deux des espèces étudiées semblent avoir réalisé une forme primitive de photosynthèse anoxygénique, une autre a apparemment produit du méthane et deux autres semblent avoir consommé du méthane et l'avoir utilisé pour construire leurs parois cellulaires à la façon des archées méthanotrophes».

     

    Cependant, si «les mesures sont le produit d'un travail impeccable» selon des experts de la technique SIMS, des critiques s'élèvent pour ce qui concerne l'interprétation de ces mesures, car, en dépit de leur qualité, «elles seraient malgré tout insuffisamment précises pour être considérées comme des signatures différentes et de types différents de filaments carbonés».

     

     


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