• Paléontologie: l'analyse de coquillages marins vivants de la fin du Crétacé au début du Paléocène confirme que les océans étaient acides juste avant la disparition des dinosaures! ____¤20191

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Calcium isotope evidence for environmental variability before and across the Cretaceous-Paleogene mass extinction» sont publiés dans la revue Geology, a permis, grâce à l'analyse de la composition de coquillages marins vivants de la fin du Crétacé au début du Paléocène de confirmer que les océans étaient acides en raison d'une augmentation du taux de gaz carbonique atmosphérique juste avant la disparition des dinosaures (crise KT), ce stress de la biosphère étant très probablement dû à l'important volcanisme du Deccan en Inde.

     

    L'étude ici présentée est basée sur la collecte de fossiles retrouvés dans la Formation Lopez de Bertodano, «une formation géologique célèbre» de l'île Seymour, située «au large de la péninsule Antarctique, séparée de la Terre de Graham et face à l'île James-Ross»: les strates de la formation en question «témoignent de la période allant de la fin du Crétacé au début du Paléocène».

     

    Les analyses, effectuées «avec une méthode de spectrométrie de masse, similaire à celles utilisées par les membres du LSCE en France dans les locaux de ICE», ont fourni «pour la première fois la composition isotopique du calcium des coquilles de palourdes et d'escargots fossilisés remontant à l'extinction massive du Crétacé-Paléogène, également appelée la crise KT», cette composition dépendant de «la concentration du gaz carbonique dans les océans au moment où ces organismes étaient vivants» qui est, elle-même liée à «la concentration en CO2 dans l'atmosphère de l'époque et de la température moyenne de la planète».

     

    Il est ainsi apparu «que les océans subissaient une acidification rapide avant la crise KT en raison d'un réchauffement climatique produit par une augmentation du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère que devait accompagner un effet de serre»: on évalue «que, pendant les derniers 400.000 ans de la période du Crétacé, il y a eu un réchauffement conduisant à une augmentation des températures d'environ 8 °C en moyenne».

     

    En fin de compte, toutes ces données suggèrent que ces changements sont en corrélation avec les éruptions du Deccan. Cette étude indique ainsi que la biosphère terrestre «était clairement sous stress avant l'événement majeur de l'extinction de masse» et que l'impact de l'astéroïde «à Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan, au Mexique» coïncide «avec une instabilité préexistante du cycle du carbone».

     

     

     


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