• Paléontologie: la découverte d'un dinosaure, qui perdait ses dents en grandissant sans que jamais elles ne repoussent, pourrait contribuer à expliquer pourquoi les oiseaux ont un bec!____¤201612

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Extreme Ontogenetic Changes in a Ceratosaurian Theropod» ont été publiés dans la revue de Current Biology, a permis d'identifier, pour la première fois, une espèce de dinosaures qui perdaient leurs dents en grandissant sans jamais qu'elles ne repoussent. Comme cet animal, dénommé Limusaurus inextricabilis, est un dinosaure bipède, qui appartient à la famille des théropodes à partir de laquelle auraient évolué les oiseaux, cette découverte pourrait contribuer à expliquer pourquoi ils ont un bec.

     

    C'est l'analyse de «19 squelettes fossilisés bien préservés de Limusaurus, morts piégés dans un bourbier, dans ce qui est aujourd'hui la province du Xinjiang à l'extrême ouest de la Chine», dont les âges allaient de nouveau-né à adulte, qui mène à cette conclusion: en effet, «le squelette d'un bébé Limusaurus avait de petites dents aiguisées alors que tous les spécimens adultes en étaient dépourvus».

     

    L'observation de «ces modifications anatomiques inhabituellement drastiques suggèrent un important changement du régime alimentaire chez les Limusaurus entre l'adolescence et l'âge adulte»: alors que «les très jeunes Limusaurus pourraient avoir été carnivores ou omnivores», les adultes «étaient seulement herbivores et n'auraient donc pas eu besoin de dents qui servent surtout à mâcher la viande». Cette théorie est confortée par «des analyses des substances chimiques dans les os».

     

    Notons cependant «que si la disparition des dents n'avait jamais été observée auparavant dans les fossiles d'animaux éteints ou chez les reptiles, ce phénomène se produit chez certains animaux vivant aujourd'hui, comme des poissons et un amphibien ainsi que chez les ornithorynques, un mammifère semi-aquatique d'Australie».

     

    Pour finir, indiquons que l'analyse, lors d'une étude précédente, des pattes avant des Limusaurus, avait fait apparaître «que la taille réduite de ce qui correspond à l'index pourrait avoir marqué une transition vers la perte, ultérieurement, chez les théropodes de ce doigt et de l'équivalent du pouce». Ainsi, «les pattes des oiseaux comptent chacune trois doigts qui équivalent chez les humains au majeur, à l'annulaire et à l'auriculaire».

     

     


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