• Paléontologie: la détermination précise de l'âge des plus anciennes algues fossilisées au monde a permis d'en déduire quand la photosynthèse serait apparue chez les eucaryotes!____¤201801

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Precise age of Bangiomorpha pubescens dates the origin of eukaryotic photosynthesis» ont été publiés dans la revue Geology, a permis de préciser l’âge des plus anciennes algues fossilisées au monde, les Bangiomorpha pubescens découvertes dans des roches de l’Arctique canadien dans les années 1990 et d'en déduire quand la photosynthèse serait apparue chez les eucaryotes.

     

    Rappelons tout d'abord que les Bangiomorpha pubescens, «des organismes microscopiques, dits eucaryotes car dotés d’un noyau», sont considérés «comme les plus vieux ancêtres directs connus des plantes et des animaux actuels». Dans les années 2000, plusieurs analyses scientifiques avaient conclu que Bangiomorpha pubescens, «quasiment identique à l’algue rouge moderne», se servait très certainement de la lumière du soleil «pour synthétiser les nutriments du dioxyde de carbone et de l'eau».

     

    Cependant, comme «l’estimation de leur âge restait très approximative, oscillant entre -720 millions et -1,2 milliard d’années», l'étude ici présentée a daté, grâce à «la méthode de datation par le rhénium-osmium (ou Re-Os), (qui repose sur la mesure radiométrique de la dégradation de ces isotopes)», de nouveaux «échantillons de schiste noir qui emprisonnaient la roche» contenant les fossiles qui ont été récemment recueilli sur l’ile de Baffin.

     

    Il a été ainsi établi «que les roches dataient de 1,047 milliard d’années». Après cela, «une analyse d'horloge moléculaire (un modèle informatique qui utilise les taux de changement génétique pour calculer les événements évolutifs)» a pu alors en déduire «que la photosynthèse était apparue chez les eucaryotes il y a 1,25 milliard d’années».

     

    C'est à ce moment là qu'un «organisme microscopique mais complexe a 'gobé' une simple bactérie photosynthétique et gagné ses pouvoirs de photosynthèse». L'ADN «qui code pour ce processus bioénergétique» a été ensuite transmis «à ses descendants parmi lesquels figurent les plantes et les arbres qui produisent la majeure partie de la biomasse de la Terre de nos jours».

     

     


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