• Paléontologie: la manière, dont les mammouths laineux se sont génétiquement adaptés aux rudes conditions de l'environnement arctique de leur époque, a été mieux comprise!____¤201507

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Elephantid Genomes Reveal the Molecular Bases of Woolly Mammoth Adaptations to the Arctic» ont été publiés dans la revue Cell Reports, a permis de mieux comprendre comment les mammouths laineux (Mammuthus primigenius) se sont génétiquement adaptés aux rudes conditions de l'environnement arctique de leur époque.

     

    Cette recherche, qui est à comparer à une étude précédente sur le même sujet, a séquencé le génome de deux individus et l'a comparé à celui de trois éléphants d'Asie (Elephas sp.), «une espèce avec laquelle ils ont divergé il y a environ 5 millions d'années». Ainsi, 1,4 million de variants génétiques propres au mammouth laineux ont été identifiés qui «ont provoqué des modifications sur les protéines produites par environ 1.600 gènes».

     

    L'étude ici présentée a recouru à des analyses informatiques et «entrepris des comparaisons avec les bases de données massives des fonctions connues des gènes et avec d'autres gènes de souris artificiellement désactivés» pour déduire les effets fonctionnels des modifications découvertes.

     

    Il est ainsi apparu «que les gènes spécifiques aux mammouth laineux concernent ceux jouant un rôle important dans l'adaptation des mammifères au froid et aux énormes variations saisonnières de leur époque»: plus précisément, «il s'agit de gènes liés à l'insuline, au métabolisme des graisses (dont la régulation de la graisse brune), à la peau et à la croissance des poils, à la sensation de température ou encore à l'horloge biologique de l'animal» ainsi que d'autres gènes concernant «la morphologie, comme la forme du crâne, des oreilles et de la queue».

     

    Pour aller plus loin, cette étude s'est, en particulier, penchée sur un groupe de gènes, «responsables de la sensation de température», qui jouent aussi «un rôle dans la croissance des poils et dans le stockage des graisses» de sorte que «des techniques de reconstruction de séquences ancestrales» ont 'ressuscité' «la version gigantesque de l'un de ces gènes, nommé TRPV3, dans des cellules et dans des souris génétiquement modifiées».

     

     


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