• Paléontologie: le changement climatique lié aux éruptions volcaniques du Deccan a bien contribué à l'extinction à la fin du Crétacé (crise KT)!____¤201607

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «End-Cretaceous extinction in Antarctica linked to both Deccan volcanism and meteorite impact via climate change» ont été publiés dans la revue Nature Communications, confirme qu'un changement climatique lié aux éruptions volcaniques du Deccan (ouest de l'Inde) survenu avant la chute de la météorite sur le Yucatan (souvent présentée comme la grande responsable de l'éradication des dinosaures), a contribué à l'extinction des dinosaures non aviaires et des trois quarts des espèces de la planète à la fin du Crétacé (crise KT).

     

    L'étude ici présentée a entrepris d'analyser «ce qui s'était passé à ce moment-là sur l'île Seymour, située dans l'Antarctique». Il est ainsi apparu que «dix des 24 espèces de mollusques présentes sur l'île» se sont évanouies bien avant la chute de la météorite sur le Yucatan (Mexique). En fait, leur disparition est concomitante des éruptions du Deccan, «qui ont provoqué le rejet d'énormes quantités de cendres, de poussières mais aussi de dioxyde de carbone dans l'air».

     

    Par contre, «l'extinction des 14 autres espèces de mollusques» est «contemporaine du moment où la Terre a été frappée par cet objet venu du ciel, à la fin du Crétacé» qui «a lui aussi déclenché un réchauffement climatique».

     

    Pour établir «que les extinctions de masse de la fin du Crétacé avaient été provoquées par une combinaison d'activité volcanique et de l'impact de la météorite, assénant un double coup de poing aux dinosaures», l'étude a analysé «la composition chimique de 29 coquillages fossilisés qui vivaient dans la période comprise entre 65,5 millions d'années et 69 millions d'années sur l'île Seymour».

     

    Il a été ainsi constaté «que les températures de l'océan antarctique avaient augmenté d'environ 7,8 degrés Celsius après des éruptions volcaniques dans l'ouest de l'Inde, qui ont duré des milliers d'années et ont répandu des gaz toxiques dans l'air». Puis, «le thermomètre a de nouveau augmenté soudainement de 1,1 degré Celsius environ 150.000 ans plus tard, correspondant à la chute de la météorite de Chicxulub au Mexique».

     

    Cette étude aboutit donc à la conclusion que le réchauffement climatique découlant des éruptions du Deccan «pourrait avoir accru les pressions sur l'écosystème, le rendant plus vulnérable lors de l'arrivée de la météorite».

     

     


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