• Paléontologie: un nouveau gisement paléontologique lève le voile sur une diversité d’êtres vivants inattendue moins de 1,5 million d’années après la crise Permien-Trias (PT)!____¤201702

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Unexpected Early Triassic marine ecosystem and the rise of the Modern evolutionary fauna» ont été publiés dans la revue Science Advances, a permis, grâce à un nouveau gisement paléontologique situé près de la ville de Paris dans l’Idaho (États-Unis) de lever le voile sur une diversité d’êtres vivants aussi spectaculaire qu'inattendue moins de 1,5 million d’années après la crise Permien-Trias (PT) il y a 252 millions d’années, la plus grande extinction décrite à ce jour, déclenchée manifestement «par d’immenses éruptions volcaniques localisées en Sibérie».

     

    Rappelons tout d'abord qu'on considère habituellement que les cinq premiers millions d’années suivant cette crise, qui rayé de la carte «90 % des espèces alors existantes», furent caractérisés «par une biodiversité extrêmement faible. En fait, durant «les 5 millions d’années qui suivirent cette extinction de masse, soit la totalité du Trias inférieur», la biosphère est restée «très fortement perturbée, tant sur le plan physico-chimique (perturbations majeures des principaux cycles géochimiques globaux) que biologique, avec au moins trois autres phases d’extinctions consécutives à la crise PT».

     

    Classiquement, la forte instabilité environnementale mise en évidence «est considérée comme la cause directe de la très faible biodiversité enregistrée durant tout le Trias inférieur, définissant ainsi une longue période de survie post-crise suivie d’une lente rediversification des espèces à partir du Trias moyen».

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée qui dévoile le contenu d’un nouveau site paléontologique daté de moins de 1,5 million d’années après la crise PT : le gisement de Paris Canyon», conduit à revoir la description précédente.

     

    En effet, ce contenu est spectaculaire «car les fossiles exceptionnels de Paris Canyon montrent encore certaines structures originellement peu (ou pas) minéralisées, apportant ainsi des informations d’ordinaire inaccessibles aux paléontologues».

     

    Ce contenu est aussi inattendue du fait que «de telles conditions de fossilisations révèlent une impressionnante biodiversité animale, incluant des éponges, des brachiopodes, des mollusques, des arthropodes, des échinodermes et des vertébrés, tous ces organismes ayant coexisté dans le même écosystème».

     

    Parmi la trentaine d’espèces identifiées à ce jour, une éponge et un mollusque attirent plus particulièrement l’attention. Comme «la plupart des éponges retrouvées à Paris Canyon appartiennent à un groupe très primitif aujourd’hui disparu, les leptomitides, groupe jusqu’à présent connu uniquement au début de l’ère primaire (Cambrien et Ordovicien, entre 520 et 460 millions d’années), soit plus de 200 millions d’années plus tôt», elles constituent «un cas remarquable de 'taxon Lazare' (un groupe que l’on croyait disparu à tort, du seul fait d’un enregistrement paléontologique déficient)».

     

    Par contre, «une des nombreuses espèces de mollusques retrouvées à Paris Canyon est apparentée au groupe des calmars (céphalopodes coléoïdes possédant un gladius), des animaux que l’on pensait jusqu’à présent apparus au début du Jurassique, soit 50 millions d’années plus tard».

     

    En fin de compte, «les fossiles de Paris Canyon illustrent une biodiversité plus grande et un écosystème marin bien plus complexe que ceux décrits jusqu’à présent pour le Trias inférieur». Ils font en tout cas de cette période, à la frontière entre deux mondes, «une période charnière de l’histoire de la vie sur Terre».

     

     


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