• Paléontologie: une nouvelle hypothèse, s'appuyant sur des observations du paléomagnétisme terrestre, pourrait contribuer à expliquer 'l'explosion cambrienne'!____¤201602

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Rapid changes of magnetic Field polarity in the late Ediacaran: Linking the Cambrian evolutionary radiation and increased UV-B radiation» ont été publiés dans la revue Gondwana Research, a abouti à proposer une nouvelle hypothèse qui pourrait contribuer à expliquer 'l'explosion cambrienne'.

     

    Rappelons tout d'abord que «la fameuse explosion cambrienne qui s’est produite il y a environ 542 millions d’années» semble correspondre «une brusque augmentation du nombre d’espèces multicellulaires, en particulier les animaux, ainsi que de la complexité des formes vivantes».

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée a examiné les archives magnétiques contenues dans des sédiments de la chaîne montagneuse de l’Oural (Russie). Il est alors apparu «qu’à la fin d’une période nommée Édiacara, où existaient déjà des formes de vies multicellulaires simples ressemblant à des sortes de méduses, le champ magnétique de la Terre s’est inversé plusieurs fois en une courte période de temps».

     

    Comme «ces inversions se sont produites à un taux 20 fois plus rapide en moyenne que depuis plusieurs dizaines de millions d’années», il en résulte «que le champ magnétique de la Terre était en moyenne plus faible sur une période de quelques millions d’années», car «le passage d’une polarité à une autre s’accompagne d’une période où le champ magnétique de la Terre est plus faible».

     

    Cette étude fait alors valoir que le bombardement des rayons cosmiques aurait été «suffisant pour endommager significativement la couche d’ozone en la réduisant d’environ 40 % en moyenne sur toute la Planète». Cette diminution a eu pour conséquence «une moindre protection contre les rayons ultraviolets pour les espèces vivant à la surface de la Terre et des océans».

     

    Comme «ces inversions fébriles coïncident avec ce que les paléontologues appellent une crise biologique, en l’occurrence celle du Kotlinian qui a largement décimé la faune de l’Édiacara juste avant l’explosion cambrienne», cette étude suggère l'existence d'un lien entre les deux événements.

     

    Plus précisément, face à cette hausse des ultraviolets, les animaux ont dû réagir en s'adaptant, «par exemple avec des yeux complexes pour repérer ce rayonnement et s'en protéger en descendant plus en profondeur durant la journée».

     

    Cette pression sélective a pu conduire aussi «à l'apparition des coquilles et des carapaces» de sorte que «les animaux ainsi protégés auraient pu ensuite coloniser plus facilement d'autres milieux, par exemple en s'enfouissant ou en s'installant dans la zone de balancement des marées».

     

     

     


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