• Phylogénie: un portrait de LUCA (Last Universal Common Ancestor) laisse penser que la vie sur Terre aurait émergé dans les sources chaudes hydrothermales du fond des océans!____¤201607

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The physiology and habitat of the last universal common ancestor» ont été publiés dans la revue Nature Microbiology, a permis de dresser un portrait de LUCA (Last Universal Common Ancestor) qui laisse penser que la vie sur Terre aurait émergé dans les sources chaudes hydrothermales du fond des océans.

     

    Rappelons tout d'abord que, si l'origine de la vie sur Terre est encore une énigme, on suppose «qu’à la suite d’une évolution déjà complexe», les première cellules vivantes «ont donné naissance aux trois grands groupes reconnus en 1977 par le microbiologiste états-unien Carl Woese* (1928-2012)»: celui des archées («les unicellulaires extrêmophiles vivant dans les sources chaudes en font partie»), celui des bactéries et celui «des eucaryotes (par exemple les plantes et les animaux), dont les cellules ont un noyau abritant le matériel génétique» (C'est «l'analyse phylogénétique de la séquence de l'ARN ribosomique 16S» qui avait amené Carl Woese a proposer cette tripartition).

     

    Du fait qu'entre les premières populations de cellules, «il a pu se produire des transferts de gènes, dits horizontaux, comme il en existe encore aujourd'hui via les virus, ce qui brouille les pistes», il faut «prendre avec un certain recul l’idée d’un dernier ancêtre commun universel», dénommé LUCA, qui est surtout une approximation commode, représentant «une sorte de base commune aux trois branches» qui ne correspond pas véritablement à «la première forme de vie apparue sur Terre» mais plutôt à «une zone de l’évolution des organismes vivants qui a donné par sa descendance toutes les formes de vie connues sur notre Planète».

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée en dressant un portrait de LUCA cherche à préciser «les caractéristiques des toutes premières formes de vie». En résumé, LUCA, qui ne respirait pas de l’oxygène, avait un métabolisme «basé sur le gaz carbonique, l’hydrogène et l’azote sans l’aide de la lumière» («les métaux comme le fer, le nickel et le molybdène y jouaient un rôle, ainsi que le soufre et le sélénium»). De plus, il fonctionnait à une température d’environ 100 °C.

     

    Ce métabolisme, qui a «beaucoup de points communs avec celui d'un grand groupe de bactéries, les Clostridia**» et celui «des archées méthanogènes», correspond à ce qu'on attend «d’une forme de vie qui aurait émergé dans les fameuses sources chaudes hydrothermales au fond des océans», ce qui laisse penser «que c’est là que la vie serait apparue sur Terre».

     

     

    Liens externes complémentaires (sources Wikipedia)

    * Carl Woese

    ** Clostridia

     

     


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