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    Une étude, dont les résultats intitulés "Molecular-level understanding of metal ion retention in clay-rich materials" ont été publiés dans la revue Nature Reviews Earth & Environment, a permis d'effectuer une revue focalisée sur les apports des approches moléculaires à notre compréhension des comportements des systèmes argileux.

     

    Relevons tout d'abord que "les minéraux argileux sont des composants omniprésents des environnements de surface, qu’ils soient terrestres ou extra-terrestres, comme sur Mars". En raison de leur réactivité, ils sont des acteurs incontournables des cycles biogéochimiques dans la zone critique qui s'étend de l'atmosphère, jusqu'aux roches non altérées.

     

    De plus,"leurs propriétés de stockage et de mise à disposition de nutriments, métaux, actinides et lanthanides, ainsi que d’accumulation de ressources minérales exploitables" justifient les recherches foisonnantes sur les processus de rétention associés à ces minéraux. Cependant, modéliser et prédire la réactivité des minéraux argileux se heurtent "à la diversité des mécanismes de rétention, ainsi que leur forte dépendance aux conditions environnementales telles que l’acidité, la teneur en eau, ou encore l’état de compaction des milieux étudiés".

     

    Pour contourner ces obstacles, "la communauté scientifique s’est emparée d’outils de mesure et de modélisation permettant de découpler ces mécanismes, et ce de l’échelle de terrain jusqu’à l’échelle moléculaire". Dans ce contexte, l'étude ici présentée, relayée par l" INSU, a effectué "une revue focalisée sur les apports des approches moléculaires à notre compréhension des comportements des systèmes argileux". 

     

    Cette revue, réalisée dans des contextes de recherche sur les ressources de Terres rares, de stockage des déchets et de contrôle des pollutions métalliques", met en évidence "les avancées remarquables réalisées depuis 35 ans, ainsi que les nombreux défis expérimentaux et théoriques qui demeurent pour élucider les mécanismes des processus d’oxydo-réduction de surface des minéraux argileux, de la formation des complexes de surface ternaires, et des phénomènes de nucléation et précipitation de surface, pour mieux comprendre les propriétés de ces minéraux".

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "Viral infection engenders bona fide and bystander subsets of lung-resident memory B cells through a permissive mechanism" sont publiés dans le journal Immunity, a permis de décrire la nature et le fonctionnement de la population de cellules B mémoires localisée dans les poumons, ce qui pourrait fournir un moyen à plus long terme d’améliorer l’efficacité des vaccins contre la grippe ou la covid-19. 

     

    Relevons tout d'abord que "les cellules B mémoires sont des cellules immunitaires produites essentiellement au niveau des ganglions lymphatiques et de la rate à la suite d’une infection". Ces cellules "persistent durablement dans ces régions et conservent le souvenir de l’agent infectieux" de sorte que "si l’organisme y est à nouveau confronté, ces cellules sont immédiatement mobilisées et réactivent rapidement le système immunitaire pour une protection efficace de l’individu".

     

    A la suite d'une étude antérieure qui avait révélé il y a trois ans que ces cellules B mémoires pouvaient également être localisées dans les poumons, l'étude ici présentée, relayée par l' INSERM, est parvenue à décrire la nature et le fonctionnement de cette population de cellules immunitaires particulières en travaillant avec deux modèles d’infection chez des souris : le virus de la grippe ou le virus Sars-CoV2.

     

    Concrètement, des marqueurs fluorescents ont été utilisés pour suivre l’apparition des cellules B mémoires après l’infection et une analyse transcriptomique sur cellule unique a été ensuite effectuée. afin de localiser précisément ces cellules dans les poumons des modèles animaux et de décrire leur profil d’expression génique cellule par cellule pour découvrirr leur fonction.

     

    Il est apparu, environ dix semaines après l’inoculation du virus et après son élimination de l’organisme, une formation de groupes de cellules B mémoires "au niveau de la muqueuse respiratoire bronchique à une position stratégique, qui leur permet d’être directement en contact avec tout nouveau virus parvenant dans les poumons".

     

    De plus, "ces travaux suggèrent qu’il existe deux sous-populations de cellules B mémoires exprimant des gènes différents, baptisées « bona fide » et « bystanders » que l’on pourrait traduire par « authentiques » et « spectateurs »".

     

    D'une part, "les cellules « bona fide » présentent une affinité particulière pour le virus qui a déclenché leur apparition de sorte que "en cas de nouvelle rencontre avec ce pathogène, elles se différencient immédiatement en plasmocytes et secrètent des anticorps hautement spécifiques contre le virus".

     

    D'autre part, "les « bystanders » ne reconnaissent pas directement le virus mais se lient grâce à un récepteur particulier aux complexes immuns formés par les anticorps qui sont produits par les « bona fide »". Ainsi, « Les bystanders » peuvent "permettre des réactions croisées en augmentant la réponse de différentes populations de « bona fide » contre plusieurs types de virus".

     

    Comme ce système à deux vitesses permet un effet synergique et décuple l’efficacité de la réponse anti-virale mémoire au niveau des poumons, au bout du compte ces observations pourraient fournir "un moyen à plus long terme d’améliorer l’efficacité des vaccins contre la grippe ou la covid-19, car elles pourraient être "à la base de nouvelles recherches sur le mode d’administration des vaccins".

     

    L’hypothèse avancée « est qu’en vaccinant par voie intranasale, on pourrait mimer la voie d’entrée naturelle du virus, mobiliser ces cellules B mémoires pulmonaires pour bloquer le virus dès son arrivée dans les voies respiratoires en cas d’infection ».

     

     


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    Une étude, dont les résultats " Cortical Cyclin A controls spindle orientation during asymmetric cell divisions in Drosophila" ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis de montrer que Cycline A, un facteur indispensable à la division cellulaire, est un élément clé pour coordonner l’orientation de la division de précurseurs neuronaux avec la polarité d’un épithélium chez la drosophile.

     

    Relevons tout d'abord que, lors de la formation des organes, "l’orientation des divisions cellulaires asymétriques est un processus fondamental pour la mise en place de la diversité et l’agencement des cellules au sein des tissus", qui "requiert une coordination fine entre les processus de prolifération cellulaire et de polarité cellulaire". Cependant; "si nous connaissons bien ces deux mécaniques séparément", il n’existe que peu d’informations sur la manière par laquelle ils sont coordonnés.

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée "a montré que des facteurs contrôlant la polarité planaire des épithéliums, et plus spécifiquement le complexe Frizzled/Dishevelled, recrutent Cycline A au cortex des précurseurs des organes mécano-sensoriels dans l'épithélium dorsal de la mouche drosophile". Ensuite, cette localisation asymétrique de Cycline A régule "l'orientation du fuseau mitotique de ces cellules", car Cycline A "recrute Mud/NuMA, un facteur essentiel du complexe protéique reliant le fuseau mitotique au cortex des cellules".

     

    Au bout du compte, "la découverte de cette localisation corticale inattendue de Cycline A, ainsi que son rôle dans le positionnement correct des cellules lors des divisions", établissent Cycline A "comme le lien manquant entre prolifération cellulaire et polarité cellulaire".

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "Cosmogenic nuclide dating of Australopithecus at Sterkfontein, South Africa" ont été publiés dans la revue PNAS, a permis d'indiquer que les Australopithecus africanus auraient vécu au moins un million d’années plus tôt que ce que pouvaient laisser penser les précédentes datations.

     

    Plus précisément, cette indication découle de l'analyse "de l'âge de remplissage d'une grotte en Afrique du Sud appartenant au site de Sterkfontein, un des plus riches en restes d’australopithèques où a notamment été découvert en 1947 le fossile de Mrs Ples, un des premiers crânes complets de ce genre d’hominines. 

     

    En fait, cette zone "avait précédemment été datée entre 2,1 et 2,6 millions d'années, mais cette date était celle de sédiments intrusifs, s’étant mis en place dans la formation fossilifère après sa constitution". Aujourd'hui, "grâce à un travail de stratigraphie puis à la méthode de datation par les isotopes cosmogéniques, l'étude ici présentée montre "que les roches de cette grotte ont été enterrées avec les fossiles il y 3,4 à 3,6 millions d’années".

     

    Il en résulte que cette datation "repousse l’âge des Australopithecus africanus tels que Mrs Ples à une époque similaire à celle d’Australopithecus afarensis d’Afrique de l’Est, contredisant ainsi l’idée selon laquelle les premiers descendraient des seconds": en effet, par exemple, "si on la compare à un fossile d’A. afarensis célèbre, Mrs Ples serait même plus « âgée » que Lucy".

     

    Au bout du compte, "ces résultats invitent à ne plus considérer l’Afrique de l’Est comme seul « berceau de l’humanité », mais à repenser cette notion à l’échelle du continent, en y intégrant notamment l’Afrique australe".

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "Kinesthetic motor-imagery training improves performance on lexical-semantic access" ont été publiés dans la revue PLOS ONE, a montré pour la première fois, qu’un entraînement basé sur l’imagerie motrice serait en mesure d’améliorer la compréhension du langage, "un résultat qui ouvre des perspectives prometteuses en matière d’apprentissage des langues et pour la prise en charge de certains troubles du langage".

     
     
    Relevons tout d'abord que "l’imagerie motrice est définie comme la simulation mentale d’une action sans exécution du mouvement. Par ailleurs, des études antérieures ont démontré que l’expertise ou la pratique physique permet d’améliorer le traitement du langage". en particulier, des scientifiques ont montré qu’une expertise sensori-motrice spécifique comme le hockey sur glace, permettait d’améliorer la compréhension de phrases faisant référence à ce domaine.
     
     
    Dans ce contexte, des fans de hockey (non joueurs) ont été inclus dans l'étude, qui a mis en évidence des résultats semblables, "tandis que ces résultats ne sont pas observés chez des personnes novices". Ainsi, l’expérience ou la familiarité avec ces actions, même sans pratique physique « réelle », suffit pour améliorer la compréhension du langage relatif à ce domaine".

     
     
    Cette observation "est en lien avec de récentes données de neuroimagerie montrant qu’exécuter, observer et imaginer une action stimulent des zones cérébrales communes". Ainsi, imaginer une action impliquerait "la simulation mentale d’une action sans exécution concomitante de l’action" de sorte que la pratique fréquente de l’imagerie motrice "permettrait d’améliorer la performance physique, comme le montrent certaines études et sa pratique fréquente par des sportifs de haut niveau".

     
    Se basant sur ce type de travaux, cette étude est partie de l'hypothèse "que l’entraînement à l’imagerie motrice pourrait améliorer la compréhension du langage". Concrètement, "certains participants devaient, pendant une quinzaine de minutes, s’imaginer réaliser certaines actions en étant concentré sur les aspects sensoriels ou physiques qui sont procurés par la simulation mentale de l’action", tandis que d’autres participants devaient "s’imaginer des paysages statiques, n’impliquant pas l’imagerie motrice".
     
     
    Il est alors apparu "que, indépendamment du nombre de sessions d’entraînement effectuées, et contrairement à ceux s’imaginant des paysages statiques, les participants entraînés à l’imagerie motrice présentaient de meilleures performances sur une tâche de langage impliquant l’accès au sens des mots".

     
     
    Au bout du compte, cette étude, qui "a évalué pour la première fois l’effet d’un entraînement d’imagerie motrice kinesthésique sur le traitement du langage", ouvre "des pistes prometteuses pour de nouvelles méthodes d’apprentissage des langues, et pour la prise en charge de difficultés ou de troubles du langage dans certaines pathologies".
     
     
     

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