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    Une étude, dont les résultats intitulés " Astrocytes close the mouse critical period for visual plasticity " sont publiés dans la revue Science, a permis de révéler le rôle crucial des astrocytes dans la fermeture de la période de plasticité cérébrale qui suit la naissance. A plus long terme, elle conduit à envisager de nouvelles stratégies pour réintroduire la plasticité cérébrale chez l’adulte, et ainsi favoriser la rééducation après des lésions cérébrales ou des troubles neuro-développementaux.

     

    Relevons tout d'abord que les astrocytes, qui sont des cellules du cerveau longtemps considérées comme de simples cellules de soutien des neurones", apparaissent, depuis quelques années, particulièrement importantes pour le fonctionnement du cerveau. Ainsi, "des études p ionnières des années 1980 ont montré que greffer des astrocytes immatures dans le cerveau d’animaux adultes permettait d’induire à nouveau une période de grande plasticité". Cette étude s’est inspirée de ce procédé pour révéler le processus cellulaire, jusqu’ici inconnu, à l'origine de la fermeture de la période de plasticité.

     

     A travers des expériences menées en s’intéressant au cortex visuel de la souris, elle montre "que la présence des astrocytes immatures est la clé pour la plasticité cérébrale". Ensuite, les astrocytes orchestrent plus tard dans le développement "la maturation d’interneurones pendant la période de plasticité, ce qui aboutit in fine à sa fermeture", un processus de maturation, qui "a lieu via un mécanisme inédit impliquant l’action de la Connexine 30, une protéine que les chercheurs ont retrouvée en forte concentration dans les astrocytes matures durant la période de fermeture".
     
    Afin de savoir si le fait de greffer des astrocytes à des souris adultes pourrait permettre de réintroduire une plasticité cérébrale, "des astrocytes immatures issues du cortex visuel de jeunes souris (qui avaient entre 1 et 3 jours) ont été mis en culture, puis greffé dans le cortex visuel primaire de souris adultes: "il s’agissait alors d’évaluer l’activité du cortex visuel après quatre jours d'’occlusion monoculaire, une technique classique pour évaluer la plasticité cérébrale.
     
    Il est alors apparu que "la souris greffée avec des astrocytes immatures présentait un haut niveau de plasticité, contrairement à la souris non greffée".
     

     

     


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  •  Une étude, dont les résultats intitulés "Observation of Gravitational Waves from Two Neutron Star–Black Hole Coalescences " sont publiés dans la revue dans Astrophysical Journal Letters, rapporte que  les membres des collaborations LIGO aux États-Unis, Virgo en Europe et Kagra "pensaient sérieusement avoir détecté les ondes gravitationnelles de collisions entre trous noirs et étoiles à neutrons dans des systèmes binaires", alors que, jusqu'ici, " des détections potentielles de ces collisions, notamment dans le cas de la source S190814bv" restaient douteuses, ce qui ne semble plus être le cas aujourd'hui avec GW200105 et GW200115.

     

    Concrètement, "l'onde gravitationnelle de la source GW200105 a été détectée sur Terre comme son nom l'indique le 5 janvier 2020 et les analyses de la forme de son signal à partir d'une bibliothèque de signaux générés par de savantes simulations relevant du domaine de la relativité numérique et qui servent de comparaison ont conduit à lui attribuer comme origine la collision entre un trou noir et une étoile à neutrons respectivement 8,9 fois et 1,9 fois plus massifs que le Soleil et dont la fusion a eu lieu il y a 900 millions d'années".

     

    GW200115, pour sa part, "a été détectée le 15 janvier 2020 et là encore, en répétant le type d'analyses précédent, les astrophysiciens relativistes ont conclu que l'onde était le produit de la fusion d'un trou noir de 5,7 masses solaires avec une étoile à neutrons 1,5 fois plus massive le Soleil et ce il y a environ un milliard d'années".

     

      Cependant, "si l'on n'a pas vu de signaux électromagnétiques dans le cas de GW200115 et GW200105 c'est peut-être en raison de l'écart entre les masses des astres compacts, écart qui se répercute entre les rayons": en fait, "malgré les forces de marée colossales pouvant a priori détruire les étoiles à neutrons avant qu'elles ne soient absorbées par les trous noirs, ceux-ci devaient probablement être assez grands pour gober les étoiles à neutrons".

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "Human hippocampal neurons track moments in a sequence of events" ont été publiés dans la revue Journal of Neuroscience, a permis, à l’aide de microélectrodes implantées dans le cerveau de patients, de montrer l’existence de cellules temporelles dans l'hippocampe dont certaines pourraient jouer un rôle essentiel dans les mécanismes de mémoire où les éléments 'quoi', 'où' et 'quand' sont liés pour former une mémoire cohérente. 

     

    Relevons tout d'abord que "la mémoire épisodique fait référence à notre capacité de nous souvenir des 'quoi, où et quand' d'une expérience passée" et que "pour créer des souvenirs épisodiques, il faut pouvoir lier fidèlement entre eux dans le temps les différents événements de cette expérience". De ce fait, le cerveau doit "être capable de représenter à la fois le flux temporel et l'ordre des événements afin de les 'coller' ensemble dans le bon ordre".

     

    Alors que "les 'cellules temporelles' (neurones portant des informations temporelles et jouant certainement un rôle essentiel dans ce processus mnésique) ont été mises en évidence à plusieurs reprises chez les rongeurs", jusqu'ici on ne savait toujours pas exactement dans quelle mesure une sélectivité temporelle similaire pouvait exister dans l'hippocampe humain.

     

    Pour sa part, cette étude montre "que le contexte temporel module l'activité de neurones de l'hippocampe humain au cours d'expériences structurées dans le temps". Concrètement, "à l’aide de microélectrodes implantées dans le cerveau de 15 patients épileptiques (les électrodes étant implantées pour raisons médicales) l'activité neuronale hippocampique pendant qu’ils apprenaient des séquences d'images prévisibles" a été enregistrée.

     

    Plus précisément, "au cours d’une séance d’apprentissage, les patients devaient retenir l’ordre d’apparition de 5 à 7 images, chaque séquence étant répétée 60 fois". Lors de ces séquences, "un carré noir apparaissait parfois et ils devaient alors désigner quelle image parmi les 2 présentées suivait la séquence". Puis, "dans un second temps, les mêmes séquences étaient présentées mais des intervalles de 10 secondes sans image étaient intercalées et le patient devaient juste attendre la reprise de la séquence".

     

    Comme "au total, 429 neurones isolés ont pu être enregistrés pour la première expérience et 96 pour la seconde" (les analyses statistiques ayant "été réalisées au niveau des neurones individuels et au niveau de la population"), cette étude a pu "montrer l’existence de cellules temporelles dans l'hippocampe humain qui portent des informations temporelles adaptées au fur et à mesure que les sujets progressent dans une séquence définie d'événements et également pendant les périodes d’attente présentée dans une séquence".

     

    Soulignons que "ces codages temporels ont été rapportés non seulement au niveau de l’activité de neurones isolés mais également au niveau de l’activité enregistrée sur toute la population neuronale". En outre, il a été "mis en évidence que certaines de ces cellules temporelles humaines transmettaient aussi des informations sensorielles sur la présence ou l'absence d'un stimulus présent dans une séquence et sur son identité". Ainsi "de telles représentations multidimensionnelles pourraient jouer un rôle essentiel dans les mécanismes de mémoire épisodique dans lesquels les éléments 'quoi', 'où' et 'quand' sont liés pour former une mémoire cohérente".

     

    Au bout du compte, alors que "le phénomène subjectif du 'voyage mental dans le temps' est une pierre angulaire de la mémoire épisodique" et que "au cœur de notre faculté à revivre le passé se trouve notre capacité à nous rappeler de manière vivante des événements particuliers qui se sont produits à un endroit spécifique et dans un ordre temporel défini", les observations rapportées ici "démontrent que les neurones de l'hippocampe humain peuvent rendre compte de cette mémoire en représentant le temps qui s’écoule".

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "CRISPR-Cas9 In Vivo Gene Editing for Transthyretin Amyloidosis" ont été publiés dans la revue NEJM, rapporte les conclusions intermédiaires de la phase 1 d'un essai clinique mené sur un traitement, basé sur CRISPR-Cas9, contre l'amyloïdose à transthytérine.

     

    Relevons tout d'abord que "l'amyloïdose à transthyrétine est caractérisée par l'accumulation d'une forme anormale de la transthyrétine, la protéine qui transporte la vitamine A, dans l'organisme", un dysfonctionnement qui "peut apparaître de façon sporadique, notamment chez les personnes âgées" ou qui peut "être la conséquence d'une mutation génétique héréditaire". Le seul gène concerné étant TTR, situé sur le chromosome 18, "une centaine de mutations de celui-ci capables d'induire une forme pathologique de la transthyrétine, qui s'accumule alors dans les nerfs, mais aussi le cœur et les reins" a été identifiée.

     

    Alors que "l'amyloïdose à transthyrétine est une maladie mortelle, avec une espérance de vie médiane d'environ dix ans après le diagnostic", les traitements qui existent pour ralentir son évolution, "n'agissent pas à la source" à la différence du traitement utilisant CRISPR-Cas9.

     

    Concrètement, la construction suivante a été mise au point: "une nanoparticule de graisse protège une ARN guide, spécifique du gène TTR, ainsi qu'une autre molécule d'ARN, messager cette fois, qui code pour la protéine Cas9, le ciseau qui coupe l'ADN". Les nanoparticules utilisées "ont été spécialement conçues pour cibler les hépatocytes, le foie étant l'organe qui produit la majeure partie (95 %) de la transthyrétine. Appelé NTLA-2001, ce traitement "est injecté dans le sang et voyage ainsi jusqu'au foie".

     

    La bulle de graisse, à son entrée dans les cellules, "est dissoute, libérant son contenu" de sorte que "l'ARNm de Cas9 est traduit en protéine et s'assemble à l'ARN guide pour former un complexe fonctionnel" qui "pénètre dans le noyau et s'attaque au gène TTR" en réalisant "une coupure double-brin dans l'ADN". Comme "la cellule fait en sorte de réparer cette blessure en recollant ensemble les deux extrémités", le gène "ne peut plus produire de transthyrétine", car "la séquence initiale est perdue".

     

    Testée "sur six volontaires, atteints d'amyloïdose à transthyrétine, ce " traitement n'a pas provoqué d'effets secondaires graves" et il est apparu au bout de 28 jours, que "la concentration de la protéine a diminué de 52 % pour la dose la plus faible et de 87 % pour la plus forte".

     

    Cependant, modifier "un gène peut avoir de lourdes conséquences", si "le ciseau coupe ailleurs qu'à l'endroit prévu, pouvant alors causer des mutations involontaires aux conséquences difficilement prévisibles". Pourtant "ici, des expériences menées sur des hépatocytes humains n'ont pas engendré de mutations hors-cibles provoquées", les seules variations dans l'ADN observées étant "dues à la réparation dans la coupure initiale, qui selon les scientifiques, a peu de risque d'induire des problèmes".

     

    Néanmoins, "si la quantité de transthyrétine a bel et bien diminué, l'effet positif du traitement sur les symptômes de la maladie est encore à prouver", car "le suivi des patients n'est pas encore assez long pour tirer une quelconque conclusion" et leur nombre (seulement six personnes) est faible pour en déduire "que le traitement est sûr et efficace pour tout le monde".

    Cependant, ces résultats suggèrent que traiter les maladies génétiques avec CRISPR-Cas9 est de l'ordre du possible".

     

     

     


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    Voici un récapitulatif statistique correspondant à la fin du deuxième trimestre 2021, réalisé à partir des catalogues d'exoplanètes présentés par le site:

    http://exoplanet.eu/catalog/

     

    Les données de ces catalogues ont permis de calculer les Taux de variation suivants:

    Catalogues

    Au 30

    juin

    2020

    Taux de variation

    sur un an

    Au 30

    juin

    2021

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidats compagnons

    4281

    4,52%

    4776

    11,56%

    Systèmes planétaires

    3163

    3,60%

    3534

    11,73%

    Systèmes planétaires multiples

    701

    5,57%

    784

    11,84%

    Exoplanètes détectées par vitesses radiales

    888

    4,23%

    953

    7,32%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    654

    2,99%

    706

    7,95%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par vitesses radiales

    157

    6,08%

    171

    8,92%

    Planètes observées par transits

    3052

    3,35%

    3426

    12,25%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    2286

    3,07%

    2574

    12,60%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    498

    3,53%

    554

    11,24%

    Exoplanètes détectées par microlentille

    122

    25,77%

    154

    26,23%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    111

    20,65%

    138

    24,32%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    5

    66,57%

    6

    20,00%

    Exoplanètes détectées par imagerie

    139

    5,30%

    148

    6,47%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    104

    2,97%

    108

    3,85%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    4

    33,33%

    5

    25,00%

    Exoplanètes détectées par chronométrage

    43

    4,88%

    45

    4,65%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    37

    5,71%

    40

    8,11%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    5

    0,00%

    4

    -20,00%

    Exoplanètes détectées par TTV (variation de temps de transit)

    19

    90,00%

    23

    21,05%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    17

    88,89%

    19

    11,76%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    2

    100,00%

    4

    100,00%

    Exoplanètes non confirmées ou réfutées

    207

    -0,97%

    207

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    170

    -0,58%

    171

    0,59%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    20

    0,00%

    19

    -5,00%



     

    De plus, voici le tableau comparatif du catalogue des candidates-exoplanètes:

     

     

    Catalogue des candidates

    Au 30

    juin

    2020

    Taux de variation

    sur un an

    Au 30

    juin

    2021

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidates

    2550

    2,66%

    2496

    -2,12%

    Systèmes planétaires

    2364

    2,64%

    2320

    -1,86%

    Systèmes planétaires multiples

    159

    2,58%

    154

    -3,14%

    Candidates détectées par vitesses radiales

    54

    38,46%

    60

    11,11%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    48

    41,18%

    54

    12,50%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par vitesses radiales

    5

    25,00%

    5

    0,00%

    Candidates observées par transits

    2451

    1,24%

    2391

    -2,45%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    2277

    1,38%

    2227

    -2,20%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    149

    -0,67%

    144

    -3,36%

    Candidates détectées par microlentille

    1

    0,00%

    1

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    1

    0,00%

    1

    0,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    0

    -

    0

    -

    Candidates détectées par imagerie

    6 50,00%

    12

    100,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    6

     50,00%

    10

    66,67%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    0

     -

    1

    -

    Candidates détectées par chronométrage

    3

     0,00%

    7

    133,33%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    3

    0,00%

    7

    133,33%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    0

     -

    0

    -

    Candidates détectées par TTV (variation de temps de transit)

    6

    100,00%

    5

    100,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux candidates détectées par TTV

    6

    100,00%

    5

    100,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux candidates détectées par TTV

    0

    -

    0

    -

    Autres candidates

    24

    100,00%

    16

    -33,33%

    Systèmes planétaires correspondant aux autres candidates

    20

    81,82%

    15

    -25,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux autres candidates

    3

    200,00%

    1

    -66,67%

     

    Ces données sont à comparer à celles mises en ligne il y a un an:

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-statistiques-concernant-l-etat-des-decouvertes-a-la-fin-du-a193912734

     

     


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