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    Une étude, dont les résultats intitulés «Where the Solar system meets the solar neighbourhood: patterns in the distribution of radiants of observed hyperbolic minor bodies» ont été publiés dans la revue MNRAS, révèle, à partir de simulations, que des petits corps installés sur des orbites dites hyperboliques paraissent témoigner du passage, il y a 70000 ans, de l'étoile de Scholz (*) dans le Nuage d'Oort.

     

    Rappelons tout d'abord qu'en novembre 2013, il avait été annoncé la découverte d'une étoile, «située aujourd'hui à environ 20 années-lumière du Soleil, dans la constellation de la Licorne», qui se serait approchée à moins d'une année-lumière de notre étoile il y a 70.000 ans.

     

    Immatriculée WISE J072003.20-084651.2, car elle a été découverte lors d'une campagne d'observation menée avec le télescope WISE, et aussi dénommée 'étoile de Scholz', d'après le nom de son découvreur Ralf-Dieter Scholz, cette binaire formée d'une naine brune et d'une naine rouge, a ainsi pénétré dans le réservoir cométaire de Oort.

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée est parvenue à apporter de nouveaux éléments, grâce à des simulations numériques: pour cela, elle s'est appuyée sur les conséquences, en remontant dans le passé, d'un tel passage sur les paramètres orbitaux actuels d'environ 340 petits corps installés sur des orbites dites hyperboliques, qui, de ce fait, «sont destinés à quitter le Système solaire».

     

    Si certains de ces corps «sont peut-être nés dans le Système solaire et étaient peut-être d'anciennes comètes longues périodes venant d'être éjectées par des perturbations gravitationnelles issues de planètes géantes», ceux «dont les orbites présentent la plus forte excentricité» sont plus probablement des corps interstellaires et précisément l'étude a débusqué «huit candidats au titre de comète interstellaire».

     

    Surtout, il est apparu «que nombre de ces objets semblent rassemblés dans une région de l'espace située dans la direction de la constellation des Gémeaux». En outre, «les simulations numériques font remonter l'origine de ce phénomène à des perturbations gravitationnelles survenues il y a environ 70.000 ans».

     

    Comme c'est dans cette constellation que l'étoile de Scholz était visible dans le ciel de la Terre à cette époque où elle était au plus près du Soleil», il est «plausible que ce soit cette étoile qui ait alors perturbé par son champ de gravitation le nuage de Oort en y pénétrant». Sa masse «n'étant que de 9 % de celle du Soleil», elle ne semble pas avoir été en mesure de perturber la vie sur Terre.

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) Étoile de Scholz (WISE J072003.20-084651.2)

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Implications of the interstellar object 1I/'Oumuamua for planetary dynamics and planetesimal formation» sont publiés dans la revue MNRAS, a calculé comment 1I/2017 U1 (Oumuamua) (*), le premier objet interstellaire observé dans notre système solaire, s'intègre dans ce que nous savons sur la formation des planètes, des astéroïdes et des comètes.

     

    Notons ici que 1I/2017 U1 «a probablement été éjecté d'un système d'étoiles lointain» et que «les scientifiques soupçonnent que la plupart des planétésimaux éjectés proviennent de systèmes qui contiennent des planètes géantes gazeuses comme Jupiter», car «les systèmes avec des planètes géantes dans des orbites instables sont les plus efficaces» pour éjecter des corps plus petits.

     

    En outre, «à l'aide de simulations provenant de recherches antérieures», il a été «montré qu'un petit pourcentage d'objets se rapproche tellement des planètes géantes gazeuses quand ils sont éjectés qu'ils doivent être déchirés en morceaux». De ce fait, «les forts étirements gravitationnels qui se produisent dans ces scénarios pourraient expliquer la forme longue et fine d'Oumuamua».

     

    L'étude a évalué «le nombre d'objets interstellaires que nous devrions voir, basé sur des estimations qu'un système stellaire éjecte vraisemblablement deux masses de matériaux terrestres durant la formation des planètes». Il apparaît «que quelques gros planétésimaux retiendront la plus grande partie de cette masse mais seront plus nombreux que des fragments plus petits comme 'Oumuamua».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Exoplanetcatalogue)

    (*) 1I/2017 U1 (Oumuamua)

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Pre-Columbian earth-builders settled along the entire southern rim of the Amazon» ont été publiés dans la revue Nature Communications, rapporte la découverte de traces de populations importantes dans le sud de l'Amazonie qui vont à l'encontre de l'idée ancienne que seules les régions le long des grands cours d'eau étaient peuplées dans le passé, avant l'arrivée des Européens. Malheureusement, c'est le contact avec ces colons qui aurait décimé ces populations.

     

    Alors qu'il existe «une idée fausse selon laquelle l'Amazonie est un paysage intact où habitent des communautés nomades dispersées», cette étude fait apparaître «que certaines populations éloignées des grands cours d'eau sont beaucoup plus importantes qu'on ne le pensait auparavant» et qu'elles «ont eu un impact sur l'environnement» encore détectables aujourd'hui. Ces découvertes «rejoignent certains récits du XVIIIe siècle évoquant des routes et des villages au cœur de la forêt amazonienne».

     

    Plus précisément, l'étude ici présentée démontre «que plusieurs artefacts ou géoglyphes, aux formes géométriques variées, mis au jour depuis une quarantaine d'années sont des vestiges de villages entourés de fossés et présentant des terrassements et plateformes sur lesquels des maisons ont été édifiées».

     

    Le plus grand site trouvé «s'étend sur 20 hectares» et «il est possible que certains villages étaient fortifiés, protégés par des palissades» mais, pour l'instant, aucun «reste évident de poteaux» n'a été trouvé. De plus, «beaucoup de ces hameaux étaient connectés par des routes» et les restes de poteries retrouvés au cours des fouilles suggèrent «que plusieurs cultures se partageaient la région».

     

    L'étude estime que «des dizaines de milliers (voire un million) de personnes vivaient dans une portion de 1.800 kilomètres dans le bassin du rio Tapajós, dans l'état brésilien du Mato Grosso, réparties dans 1.000 à 1.500 villages». Les simulations indiquent que «les deux tiers restent encore à découvrir».

     

    Les datations obtenues à partir des morceaux de charbon et des fragments de poteries «prélevés dans 24 sites» montrent «que la région était peuplée sans interruption entre 1250 et 1500». Au bout du compte, les images satellites «ont permis d'identifier 81 nouveaux sites d’occupation» et les modèles laissent penser «qu'il y a environ 1.300 géoglyphes répartis sur quelque 400.000 km2 de cette partie de la forêt amazonienne aujourd'hui dépecée par la déforestation».

     

    Ces habitants, qui «cultivaient les espaces alentour» («une terre noire fertile a été retrouvée autour de plusieurs des sites»), ont «changé le paysage» qui garde «encore aujourd'hui les traces d'une occupation humaine comme en témoigne l'abondance d'espèces d'arbres fruitiers dans ces mêmes régions».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «An Earth-sized exoplanet with a Mercury-like composition» ont été publiés dans la revue Nature Astronomy, dévoile pour la première fois une exoplanète dont la structure serait très proche de celle de Mercure (le cas particulier toujours inexpliqué du système solaire) en utilisant les données de la mission K2 et du télescope HARPS de l’Observatoire de La Silla.

     

    Rappelons tout d'abord que «la structure interne de Mercure reste un mystère pour les astronomes», car «contrairement à Vénus, la Terre et MarsMercure est composée pour 70% de son noyau et 30% de son manteau»: ces proportions sont même «quasiment inverses à celle des autres planètes telluriques du système solaire».

     

    Alors que, jusqu'ici, «aucune autre planète connue ne présentait des caractéristiques similaires», l'étude ici présentée a mis en évidence «une planète dont la structure interne semble bien être très proche de celle de Mercure», en utilisant «les données de la mission K2 du télescope spatial Kepler de la NASA (qui permet de mesurer le rayon des planètes) et du spectrographe HARPS de l’Observatoire de La Silla de l’ESO (qui permet de mesurer leur masse)».

     

    Cette planète, désormais appelée K2 229 b, mais qui connue sous l'immatriculation 2MASS J12272958-0643188 (*) et TYC 4947-834-1, «orbite autour de son étoile en 14 heures et a une masse d’environ 2,6 masses terrestres». Le «modèle de structure interne développé au LAM» a alors permis «à partir de sa masse et son rayon», de déterminer sa composition.

     

    Selon ces calculs, K2 229 b «est une planète extrêmement dense» et «bien plus grosse que Mercure dont la structure interne présente des similitudes avec un noyau très volumineux et un fin manteau», alors que «d'après la composition chimique de son étoile, très semblable au Soleil», on pouvait s'attendre «à ce que sa composition soit comme celle de la Terre».

     

    De ce fait, en étudiant cette exoplanète et son environnement, il sera peut-être possible de «comprendre le scénario qui a conduit à sa formation» et, éventuellement, «de mieux comprendre comment Mercure a pu se former».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) 2MASS J12272958-0643188 (K2 229 b)

     

     


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    Voici un récapitulatif, correspondant à la fin du premier trimestre 2018, des catalogues d'exoplanètes présentés par le site:

    http://exoplanet.eu/catalog/

     

     

    Au 31 mars 2018, les catalogues de ce site donnaient:

     

    Général:

    3758 planètes, 2808 systèmes planétaires, 627 systèmes planétaires multiples

     

    Vitesse radiale:

    748 planètes, 555 systèmes planétaires,134 systèmes planétaires multiples

     

    Astrométrie:

    1 planète, 1 système planétaire, 0 système planétaire multiple

     

    Transits:

    2797 planètes, 2088 systèmes planétaires, 462 systèmes planétaires multiples

     

    Microlentille:

    71 planètes, 68 systèmes planétaires, 3 systèmes planétaires multiples

     

    Imagerie:

    93 planètes, 86 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    Chronométrage (pulsar):

    29 planètes, 23 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    TTV(variation de temps de transit):

    7 planètes, 6 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Autres:

    14 planètes, 13 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Non confirmées:

    208 planètes, 175 systèmes planétaires,17 systèmes planétaires multiples

     

     

    A partir de ces données et de données précédentes, j'ai calculé les

    Taux de variation suivants:

     

    Catalogues

    Au 7

    avril

    2017

    Taux de variation

    sur un an

    Au 31

    mars

    2018

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidats compagnons

    3610

    71,99%

    3758

    4,10%

    Systèmes planétaires

    2704

    101,49%

    2808

    3,85%

    Systèmes planétaires multiples

    610

    19,61%

    627

    2,79%

    Exoplanètes détectées par vitesses radiales

    711

    8,05%

    748

    5,20%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    534

    7,66%

    555

    3,93%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par vitesses radiales

    128

    11,30%

    134

    4,69%

    Planètes observées par transits

    2720

    109,23%

    2797

    2,83%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    2035

    174,26%

    2088

    2,60%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    453

    21,77%

    462

    1,99%

    Exoplanètes détectées par microlentille

    56

    21,74%

    71

    26,79%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    54

    22,73%

    68

    25,93%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    2

    0,00%

    3

    50,00%

    Exoplanètes détectées par imagerie

    83

    27,69%

    93

    12,05%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    76

    26,67%

    86

    13,16%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    5

    66,67%

    5

    0,00%

    Exoplanètes détectées par chronométrage

    24

    4,35%

    29

    20,83%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    19

    5,56%

    23

    21,05%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    4

    0,00%

    5

    25,00%

    Exoplanètes détectées par TTV (variation de temps de transit)

    7

    40,00%

    7

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    6

    20,00%

    6

    0,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    1

    -

    1

    0,00%

    Exoplanètes non confirmées ou réfutées

    210

    0,48%

    208

    -0,95%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    187

    0,00%

    175

    -6,42%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    18

    0,00%

    17

    -5,56%

     

    Ces données sont à comparer à celles mises en ligne il y a un an:

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-statistiques-concernant-l-etat-des-decouvertes-a-la-fin-du-a129801954

     

     


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