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    Une étude, dont les résultats intitulés «Earth’s outgoing longwave radiation linear due to H2O greenhouse effect» ont été publiés dans la revue PNAS, a permis de confirmer «une relation linéaire étonnamment simple» observée par les scientifiques entre la température de surface de la Terre et la chaleur qu'elle émet vers l'espace et elle nous alerte «quant à l'existence d'une limite à ce bel équilibre».

     

    Pour parvenir à ces conclusions, elle s'est appuyée sur un modèle établi «afin de simuler la façon dont la chaleur s'échappe de la Terre en fonction de la température mesurée à sa surface». Ce modèle, «qui confirme la relation linéaire observée», pointe «l'impact sur le processus d'un composé qui nous apparaît tout à fait commun: la vapeur d’eau».

     

    Plus précisément, «plus notre planète et son atmosphère se réchauffent, plus l'air contient de vapeur d'eau», ce qui «augmente mécaniquement la quantité de chaleur piégée dans notre atmosphère, et explique la relation linéaire que nous constatons aujourd'hui entre température de surface et chaleur expulsée vers l'espace».

     

    Cependant, selon cette étude, ce processus de rétroaction pourrait «être appelé à s'emballer si la température moyenne à la surface de la Terre venait à dépasser les 300 K, soit 26,85 °C. Alors, «notre planète, incapable d'évacuer le surplus de chaleur», risquerait véritablement la surchauffe de sorte que «les océans pourraient même se mettre à bouillir et la Terre se muer en une sœur jumelle de Vénus». En tout cas, pour le moment, nous ne sommes «qu'aux alentours de 285 K, soit 11,85 °C».

     

     


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    Voici un récapitulatif, correspondant à la fin du troisième trimestre 2018, des catalogues d'exoplanètes présentés par le site:

    http://exoplanet.eu/catalog/

     

    Au 30 septembre 2018, les catalogues de ce site donnaient:

     

    Général:

    3851 planètes, 2871 systèmes planétaires, 636 systèmes planétaires multiples

     

    Vitesse radiale:

    771 planètes, 574 systèmes planétaires,136 systèmes planétaires multiples

     

    Astrométrie:

    4 planète, 1 système planétaire, 0 système planétaire multiple

     

    Transits:

    2846 planètes, 2127 systèmes planétaires, 469 systèmes planétaires multiples

     

    Microlentille:

    82 planètes, 79 systèmes planétaires, 3 systèmes planétaires multiples

     

    Imagerie:

    100 planètes, 82 systèmes planétaires, 3 systèmes planétaires multiples

     

    Chronométrage (pulsar):

    29 planètes, 23 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    TTV(variation de temps de transit):

    7 planètes, 6 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Autres:

    14 planètes, 13 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Non confirmées:

    211 planètes, 178 systèmes planétaires,17 systèmes planétaires multiples

     

    A partir de ces données et de données précédentes, j'ai calculé les

    Taux de variation suivants:

     

    Catalogues

    Au 30

    septembre

    2017

    Taux de variation

    sur un an

    Au 30

    Septembre

    2018

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidats compagnons

    3671

    3,94%

    3851

    4,90%

    Systèmes planétaires

    2751

    3,85%

    2871

    4,36%

    Systèmes planétaires multiples

    616

    3,53%

    636

    3,25%

    Exoplanètes détectées par vitesses radiales

    728

    5,97%

    771

    5,91%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    544

    5,02%

    574

    5,51%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par vitesses radiales

    131

    7,38%

    136

    3,82%

    Planètes observées par transits

    2748

    2,12%

    2846

    3,57%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    2059

    2,23%

    2127

    3,30%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    455

    1,11%

    469

    3,08%

    Exoplanètes détectées par microlentille

    63

    23,53%

    82

    30,16%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    61

    24,49%

    79

    29,51%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    2

    0,00%

    3

    50,00%

    Exoplanètes détectées par imagerie

    88

    22,22%

    100

    13,64%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    81

    20,90%

    82

    1,23%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    5

    66,67%

    3

    -40,00%

    Exoplanètes détectées par chronométrage

    24

    4,35%

    29

    20,83%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    19

    5,56%

    23

    21,05%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    4

    0,00%

    5

    25,00%

    Exoplanètes détectées par TTV (variation de temps de transit)

    7

    0,00%

    7

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    6

    0,00%

    6

    0,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    1

    -

    1

    0,00%

    Exoplanètes non confirmées ou réfutées

    206

    -1,44%

    211

    2,43%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    186

    -0,53%

    178

    -4,30%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    17

    5,56%

    17

    0,00%

     

    Ces données sont à comparer à celles mises en ligne il y a un an:

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-statistiques-concernant-l-etat-des-decouvertes-a-la-fin-du-a132001652

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Ancient lowland Maya complexity as revealed by airborne laser scanning of northern Guatemala» ont été publiés dans la revue Science, a permis, grâce à des relevés effectuées lors d'une campagne lidar menée sur douze secteurs du Guatemala, de découvrir une multitude de structures relative à la civilisation maya qui, jusqu’à présent, étaient demeurées invisibles.

     

    Rappelons tout d'abord que la civilisation maya «a fleuri entre 1000 avant J.-C. et 1500». Aujourd'hui, ses vestiges sont enfouis dans la jungle tropicale correspondant à un «territoire de 95000 km2 à cheval sur le Mexique, le Guatemala et Bélize».

     

    Dans ce contexte, «un lidar, sorte de radar embarqué dans un aéronef, qui remplace les ondes radio par des impulsions laser», constitue un instrument précieux pour effacer la végétation envahissante et faire apparaître «tous les détails topographiques sous-jacents, naturels ou artificiels». Dans, cette étude, le lidar en question «est passé au-dessus de 2144 kilomètres carrés de forêt, a lancé 33,5 milliards de coups de sonde au laser et enregistré le total éberluant de 61480 structures humaines anciennes».

     

    L'étude estime que «150000 à 240000 personnes vivaient jadis dans ces douze secteurs», ce qui donne une densité «comprise entre 80 et 120 habitants au kilomètre carré» («à titre de comparaison, le chiffre actuel pour la France métropolitaine est de 118 hab/km2»).

     

    L'extrapolation de cette fouchette à l’ensemble des Basses Terres «donne une population comprise entre 7 et 11 millions de Mayas à la fin de l’époque classique (entre 600 et 900 de notre ère)». Cependant comme «il n’y a pas assez d’informations venant du terrain pour confirmer ce résultat», il doit seulement «être considéré comme une estimation».

     

    Par ailleurs, alors que le «schéma classique mettait en scène des centres urbains densément peuplés et des zones rurales qui l’étaient nettement moins, où se pratiquait une agriculture extensive», cette étude remet en cause cette hypothèse, car elle montre qu'il «y avait des habitants partout, que ces zones rurales étaient elles-mêmes aussi densément peuplées que les centres», de sorte qu'il n’y avait «pas de place pour ces grandes cultures».

     

    Concrètement, le lidar fait apparaître «des aménagements en terrasses sur des terrains légèrement pentus ainsi que de nombreux canaux en zones inondables qui servaient au drainage et à l’irrigation» et donc, «si c’est aujourd’hui invisible à l’œil nu», à l’époque maya, le paysage a «été profondément remanié pour pratiquer une agriculture intensive à productivité élevée». Comme cette «étude confirme «une gestion savante et durable du milieu» et que tout indique «qu’il n’y a pas surexploitation», il faut chercher ailleurs «les causes de l’effondrement des Mayas».

     

    En outre, les données lidar révèlent «des faits récents, voire très actuels, l’histoire du pillage moderne», puisque «de nombreuses tranchées creusées dans les structures apparaissent sur les images»: en réalité, «les pilleurs connaissent très bien les sites» et «on éventre chaque édifice pour chercher une tombe, des dépôts d’objets».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Arabidopsis RUP2 represses UVR8-mediated flowering in noninductive photoperiods» ont été publiés dans la revue Genes & Development, a permis de découvrir que les UV-B peuvent être de puissants déclencheurs de floraison et qu’une protéine, appelée RUP2, bloque leur action pour éviter une floraison précoce.

     

    Notons tout d'abord que «l'induction de la floraison a une importance majeure d’un point de vue écologique et agronomique», car «une floraison synchronisée et se produisant à point nommé est essentielle pour optimiser la pollinisation et permettre la production et la maturation des semences dans des conditions environnementales favorables».

     

    Par ailleurs, de nombreuses études ont analysé les mécanismes de la floraison qui sont déclenchés par «des facteurs environnementaux, en particulier la lumière». Cependant, ces expériences ont «été généralement effectuées en chambre de croissance, en l’absence d’UV-B, un type de rayons qui fait partie intégrante de la lumière du soleil et qui est notamment responsable des coups de soleil».

     

    Il faut savoir que «de nombreuses plantes ont une floraison dite photopériodique, qui dépend des changements de durée des jours et donc, des saisons»: plus précisément, alors que «certaines d’entre-elles vont fleurir lorsque les jours s’allongent, d’autres lorsque les jours raccourcissent».

     

    L'étude ici présentée, a analysé les mécanismes impliqués dans la floraison «dans l’espèce modèle Arabidopsis thaliana (Arabette des dames), qui fleurit principalement en mai, en Suisse, lorsque les jours croissent». Elle a montré «que les UV-B peuvent induire la floraison d’Arabidopsis tout au long de l’année», mais que leur action est «bloquée pendant les journées courtes par une protéine appelée RUP2». Le rôle crucial de RUP2 a été établi «en décortiquant les rouages moléculaires à l’œuvre».

     

    Concrètement, les UV-B peuvent stimuler, indépendamment des saisons, «la production d’une hormone de floraison, la protéine FT, qui migre dans le méristème (le tissu qui assure la croissance de la plante) et le reprogramme pour entamer la phase de floraison».

     

    Pour sa part, RUP2 «inhibe de façon indirecte la production de cette hormone, et réprime ainsi la floraison». En fait, «lorsque les jours s’allongent, des photorécepteurs présents dans les feuilles induisent une telle production de protéine FT que la floraison s’enclenche malgré la présence de RUP2». C’est donc «cet équilibre changeant au cours des saisons qui permet la mise en place d’une floraison photopériodique, avec RUP2 comme acteur central».

     

    Désormais, il reste à déterminer si l’induction de la floraison par les UV-B, qui «a été découverte chez des plants mutants dépourvus de RUP2», existe et «est important chez d’autres plantes, et pourquoi il a été réprimé par RUP2 au cours de l’évolution chez Arabidopsis».

     

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Radiolytic H2 production on Noachian Mars: Implications for habitability and atmospheric warming» sont publiés dans la revue Earth and Planetary Science Letters, laisse penser, en s'appuyant sur des modélisations, que sur Mars des formes de vie pourraient avoir existé dans des écosystèmes souterrains, à l'instar des SLIME (acronyme de subsurface lithoautrophic microbial ecosystems) qui, sur Terre, sont installés dans les interstices entre les minéraux au sein les roches ignées.

     

    Rappelons tout d'abord qu'il y a quatre milliards d'années, «les conditions favorables à l'éclosion de la vie à la surface de Mars» ont existé, «comme l'ont montré les investigations menées au sol par Curiosity (et dans une moindre mesure, Spirit et Opportunity), ainsi que les observations de plusieurs orbiteurs». Néanmoins, elles furent peut-être «trop éphémères pour que la vie ait le temps de se développer».

     

    Cependant, il n'y a pas que la surface de Mars à considérer: en effet, les SLIME terrestres suggèrent une autre piste. Plus précisément, «ces organismes (essentiellement des bactéries, des archées et des champignons)», évoluant «dans les entrailles de la Terre», qui «ne voient jamais le Soleil», tirent leur énergie «de la chimiolithotrophie, par extraction d'électrons des molécules qui les entourent, notamment l'hydrogène moléculaire».

     

    Dans ce contexte, «grâce aux données recueillies par la sonde 2001 Mars Odyssey», l'étude ici présentée a «estimé l'abondance d'uranium présente dans la croûte martienne à partir de celles du thorium et du potassium identifiées par l'orbiteur».

     

    Du fait que «le rayonnement provoqué par la désintégration de ces éléments radioactifs est capable de briser les molécules d'eau (un processus nommé radiolyse) présente dans le sous-sol de Mars», il est apparu, selon les modélisation, qu'à la fin du Noachien le sous-sol «recelait bien plus d'hydrogène que nécessaire» pour les formes de vie de type SLIME. Concrètement, «les environnements favorables aux Slime étaient très étendus et épais de plusieurs kilomètres».

     

    En outre, comme le climat de Mars est devenu froid, il a permis à la glace qui recouvrait l'eau au niveau supérieur d'agir «comme un bouchon réduisant l'évasion du précieux hydrogène».

     

     


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