• Zoologie: des adaptations génétiques, qui ont permis à la girafe de développer son anatomie particulière avec son long cou et ses longues jambes, ont été mises en évidence!____¤201605

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Giraffe genome sequence reveals clues to its unique morphology and physiology» ont été publiés dans la revue Nature Communications, met en évidence des adaptations génétiques qui ont permis à la girafe de développer son anatomie particulière avec son long cou et ses longues jambes.

     

    Pour cela, les génomes de la girafe Masaï et de l’okapi, son proche cousin dans la famille des Giraffidae, qui n’a pour sa part «ni le long cou, ni les longues jambes de la girafe», ont été séquencés. Leurs séquences génétiques sont très proches car les deux espèces «ont divergé d'un ancêtre commun il y a seulement 11 à 12 millions d'années (relativement récemment sur une échelle de temps de l'évolution)». Elles ont ensuite été comparées avec celles d'autres mammifères.

     

    Ces comparaisons ont abouti à la sélection de «70 gènes de la girafe qui suggéraient une adaptation évolutive, comme des modifications de séquences protéiques qui pouvaient changer la fonction de la protéine»: en fait, «plus de la moitié de ces 70 séquences codaient pour des protéines qui contrôlent le développement du squelette, du système cardiovasculaire ou nerveux».

     

    Parmi ces gènes, trois gènes homéotiques fondamentaux (HOXB3, CDX4 et NOTO) ont été identifiés et on peut relever que FGFRL1 «est essentiel au développement normal du squelette et du système cardiovasculaire, chez les humains et les souris». De plus, chez la girafe, «des gènes du métabolisme mitochondrial et du transport des acides gras volatils», qui «pourraient être liés à son régime alimentaire particulier qui comprend des plantes toxiques», ont aussi divergé.

     

    Cette étude, qui met en lumière «les solutions trouvées par la girafe pour adapter sa physiologie à sa taille», peut être utile «au traitement de maladies cardiovasculaires ou aux problèmes d’hypertension chez les humains», car l'anatomie de la girafe est «un véritable défi pour le système cardiovasculaire avec un cœur qui doit envoyer du sang au cerveau, situé 2 m plus haut, ou des vaisseaux qui doivent s’adapter à un changement rapide de pression si la girafe baisse la tête pour boire».

     

    Pour finir, signalons que les populations de girafes («il existe neuf sous-espèces de girafes, dont deux quasiment éteintes») sont menacées, puisque, depuis 2000, elles «ont diminué de 40 % en raison du braconnage et de la perte d'habitat», ce qui laisse penser que «le nombre de girafes dans la nature va tomber en dessous de 10.000 d'ici la fin de ce siècle».

     

     


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