• Zoologie: des expériences sur le Dragon Australien prouvent que certains reptiles peuvent, comme les mammifères, entrer dans un sommeil paradoxal!____¤201605

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Slow waves, sharp waves, ripples, and REM in sleeping dragons» ont été publiés dans la revue Science, a permis de montrer, grâce à des expériences sur le Dragon Australien, que certains reptiles peuvent, comme les mammifères, entrer dans un sommeil paradoxal.

     

    Rappelons tout d'abord que le sommeil paradoxal * («'REM sleep' en anglais, pour 'Rapid-Eye Movement Sleep'»), qui alterne avec le sommeil lent, ou 'sommeil de courtes ondes', «est la phase du sommeil où l'activité cérébrale est la plus intense, ou la 'plus réveillée'»: en particulier, au cours de cette période, «les yeux fermés d'un dormeur peuvent se mettre à bouger frénétiquement, ou qu'il peut parler».

     

    Comme «la grande majorité des animaux dotés d'un système cérébral (des insectes aux humains, en passant par les oiseaux et poissons) peuvent sommeiller pendant un certain temps» et comme, jusqu'ici, seuls les mammifères et les oiseaux ont été identifiés comme étant «capables d'entrer dans des sommeils profonds, dits paradoxaux, et même parfois de rêver», l'étude ici présentée s'est intéressée à un lézard, apprécié aujourd'hui comme animal de compagnie, l'Agame barbu (Pogona vitticeps) ou Dragon Australien.

     

    Il est ainsi apparu, à partir de l'analyse «des mouvements des yeux une fois le reptile endormi» et de l'analyse électrique «de l'activité cérébrale via des implants placés sous la peau de son crâne» que ce reptile «rentrait bien en sommeil paradoxal, selon des cycles biphasiques (sommeil lent puis sommeil paradoxal) de 60 à 90 secondes, près de 300 fois par sieste» (pour sa part, l'homme, durant son sommeil, «passe par seulement une poignée de ces cycles, mais d'une durée beaucoup plus longue, d'environ 1h à 1h30 chacun»).

     

    Cette observation suggère qu'il existe un mécanisme cérébral commun aux «mammifèresoiseaux et maintenant reptiles 'non-aviens' (qui ne sont pas relatifs aux oiseaux, contrairement à certains dinosaures)», qui «proviendrait de l'ancêtre commun des amniotes (un groupe de vertébrés regroupant les mammifères, les reptiles aviens et non-aviens ; ndlr), probablement apparu il y a près de 320 millions d'années».

     

    En effet, «l'activité observée durant ce cycle biphasique est produite par la coordination du cortex avec un autre organe cérébral (l'hippocampe chez les mammifères et le pont dorso-ventriculaire (ou pallium ; ndlr) chez le lézard)» et la «génération de ces cycles provient de la même région, le tronc cérébral», une «structure très ancienne et partagée par tous ces animaux».

     

    La conclusion de tout cela, c'est que «si un lépidosaurien comme Pogona vitticeps peut potentiellement rêver durant sa phase de sommeil paradoxal», il est très probable que n'importe quel dinosaure était capable de faire de même.

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    * Sommeil paradoxal

     

     


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