• Zoologie: en hiver, la mélatonine apparaît réguler de manière indirecte l'agressivité chez les animaux de la même manière qu'elle régule le sommeil!____¤201511

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The agonistic adrenal: melatonin elicits female aggression via regulation of adrenal androgens» ont été publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B, a permis de mettre en évidence qu'en hiver, la mélatonine régule de manière indirecte l'agressivité chez les animaux de la même manière qu'elle régule le sommeil.

     

    Notons tout d'abord qu'en hiver, les animaux doivent, pour assurer leur survie, «faire preuve d'une agressivité accrue», car les ressources «comme la nourriture sont moins présentes dans la nature». Jusqu'ici, on pensait généralement que l'agressivité résultait essentiellement des hormones sexuelles, les mâles étant «plus bagarreurs à cause de la testostérone» et les femelles «plus susceptibles à cause des oestrogènes».

     

    L'étude ici présentée montre qu'il faut réviser cette opinion. Pour le prouver, elle «a étudié 129 hamsters de Russie (Phodopus sungorus) dans des conditions de luminosité variables mimant des jours longs d'été et des jours courts d'hiver». Il est ainsi apparu que «durant les périodes où l'éclairage journalier était le moins long, les hamsters ont produit moins d'hormones sexuelles» alors qu'ils «étaient bel et bien plus agressifs avec leurs congénères qu'en condition estivale».

     

    De ce fait, cette recherche s'est alors focalisée sur la mélatonine, «une hormone particulièrement liée à la luminosité»: couramment appelée 'hormone du sommeil', elle «est sécrétée par la glande pinéale située dans le cerveau, en absence de luminosité» et «permet la régulation du cycle du sommeil en favorisant notamment le sommeil profond».

     

    Il a ainsi été mis en évidence «que la mélatonine favorise la sécrétion d'une autre hormone appelée DHEA qui va, par la suite, se transformer en stéroïdes capables de déclencher des attitudes agressives». La DHEA «n'a aucun lien avec la reproduction», car elle «n'est pas liée aux organes sexuels des hamsters» mais «produite par la glande surrénale située au dessus des reins».

     

    Il ressort donc de cette étude que la mélatonine va «réguler de manière indirecte l'agressivité comme elle régule le sommeil» en induisant «un changement saisonnier dans la gestion des agressions» qui ne sont «plus contrôlées par les organes sexuels qui gèrent cela en période de reproduction, mais par la glande surrénale».

     

     

     


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