• Zoologie: la domestication du cheval a entraîné chez lui d'importantes modifications physiologiques et la quasi-extinction des espèces sauvages!____¤201412

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Prehistoric genomes reveal the genetic foundation and cost of horse domestication» ont été publiés dans la revue PNAS, a permis de mettre évidence que la domestication du cheval a entraîné chez lui d'importantes modifications physiologiques et une quasi-extinction des espèces sauvages dont il descend.

     

    Dans le cadre de cette étude, les génomes de chevaux «exhumés dans la péninsule de Taïmyr, en Sibérie (Russie), où les conditions arctiques ont favorisé la préservation de l'ADN» a été séquencé.

     

    Ces ossements fossilisés vieux de 16.000 à 43.000 ans étant bien antérieurs à la domestication du cheval «qui remonte à environ 5.500 ans, dans les plaines du Kazakhstan», ces génomes ont été comparés «avec ceux de cinq races de chevaux modernes domestiques (Equus caballus), ainsi qu'avec celui du cheval de Przewalski, seule espèce sauvage (Equus ferus przewalskii) actuelle encore vivante».

     

    Il est tout d'abord apparu «que les chevaux domestiqués partagent plus de similarités génétiques avec leurs ancêtres sauvages éteints qu'avec le Przewalski» ce qui prouve que celui-ci n'est pas leur ancêtre direct, contrairement à ce qu'on a longtemps pensé.

     

    Comme l'étude estime «qu'au moins 13%, et jusqu'à 60% du génome des chevaux domestiques d'aujourd'hui provient d'espèces éteintes», il en découle «que les races domestiquées descendent toutes au moins en partie des anciennes populations chevalines disparues».

     

    Il a été également retrouvé des niveaux de consanguinité importants chez les chevaux domestiqués qui vont de pair avec «une augmentation de mutations délétères» dans leur génome, par rapport aux anciens chevaux sauvages.

     

    De plus, «un groupe de 125 gènes sur lesquelles la domestication a eu beaucoup d'influence» a été identifié, illustrant «les adaptations physiologiques qui ont apparemment résulté de l'utilisation des chevaux par les humains au cours des siècles».

     

    En particulier, les gènes «contrôlant le comportement du cheval et sa réponse à la peur», qui ont été identifiés, «pourraient bien avoir été la clé pour transformer des animaux sauvages en des chevaux dociles, comme ceux que nous connaissons».

     

     


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