• Zoologie: le décodage du génome de la méduse Clytia met en évidence les gènes impliqués dans son développement et prouve que, chez elle, l'évolution ne s'est pas arrêtée!____¤201903

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The genome of the jellyfish Clytia hemisphaerica and the evolution of the cnidarian life-cycle» ont été publiés dans la revue Nature Ecology and Evolution, a permis, grâce au décodage du génome de la méduse Clytia, de mettre en évidence les gènes impliqués dans le développement de la méduse, dont certains sont présents aussi chez l’homme, ce qui questionne l’origine évolutive de ce cnidaire apparu il y a plus de 500 millions d’années.

     

    Rappelons tout d'abord que «les méduses, ainsi que les coraux, anémones de mer et l’hydre d’eau douce, appartiennent au groupe des cnidaires, une lignée très ancienne d’animaux urticants». Néanmoins, les méduses ne sont pas toutes dangereuses: ainsi, «celles du groupe des hydrozoaires (*) ne mesurent généralement pas plus de quelques centimètres et sont pour la plupart inoffensives». Il se trouve que «l'espèce commune Clytia hemisphaerica, dont le génome a été décodé» dans la cadre de l'étude ici présentée, appartient à ce groupe des hydrozoaires.

     

    En fait, la méduse Clytia est une habituée des laboratoires en raison de «souches bien caractérisées et faciles à manipuler». Cependant, «derrière la simplicité de cette espèce (et de nombreuses autres espèces de méduses), se cache un cycle de vie complexe alternant entre trois formes»: concrètement, «une larve nageuse se métamorphose en un polype vivant sur le fond des mers, qui génère par bourgeonnement les méduses nageuses que nous connaissons».

     

    L'analyse de cette étude a été focalisée «sur la détection des gènes impliqués dans le développement de la forme méduse, mettant en évidence une rare présence de gènes spécifiques». Elle a fait apparaître «que les méduses réutilisent surtout des gènes anciens (dont certains bien connus chez d’autres animaux et notamment chez l’homme), régulant le développement embryonnaire».

     

    En outre, il a été mis en évidence «que certains de ces gènes ne sont pas utilisés au cours de la formation de l’embryon de Clytia mais dans la constitution du système nerveux et des tentacules de la méduse», ce qui indique «que la méduse utilise un assemblage original de gènes anciens bien sélectionnés» prouvant que l'évolution est «loin de s’être arrêtée chez ces surprenantes créatures».

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Hydrozoa

     

     


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