• Zoologie: le séquençage du génome de Strigamia maritima, un myriapode d'Europe du Nord, amène à mieux définir l'ancêtre commun des arthropodes!____¤201411

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The First Myriapod Genome Sequence Reveals Conservative Arthropod Gene Content and Genome Organisation in the Centipede Strigamia maritima» ont été publiés dans la revue PLOS biology, a permis de séquencer le génome de Strigamia maritima, un myriapode d'Europe du Nord doté de 45 à 51 paires de pseudo-pattes.

      

    Rappelons que les d'arthropodes vivants aujourd'hui sont réparties en quatre catégories: «les insectes, les crustacés, les chélicérates (qui comprennent les araignées et scorpions) et les myriapodes», dont font partie, en particulier, les mille-pattes et les scolopendres.

     

    Alors, que jusqu'à présent, «aucun génome de myriapode n'avait été séquencé», l'analyse de l'ADN de Strigamia maritima a fait apparaître que, «en dépit de sa petite taille et de son apparente simplicité», ce myriapode possède «environ 15 000 gènes (22 000 pour l'homme) répartis sur 8 paires de chromosomes dont une paire géante».

     

    De leurs analyses, il résulte, de façon surprenante, «que les mille-pattes semblent avoir perdu les gènes codant pour tous les récepteurs de lumière connus utilisés par les animaux, ainsi que les gènes contrôlant le rythme circadien, l'horloge biologique» alors que «de nombreuses espèces de mille-pattes adoptent un comportement de fuite quand elles sont exposées à la lumière».

     

    Cette observation suggère que ces espèces doivent «avoir une autre façon de détecter la lumière» et également posséder «un système de régulation circadienne très différent des autres animaux».

     

    De plus, comme son génome ne semble pas avoir subi «de chamboulement profond au cours de l'évolution», il devrait «permettre de reconstruire une partie du patrimoine génétique de l'ancêtre commun à tous les arthropodes qui a vécu sur Terre il y a plus de 550 millions d'années».

     

    Ainsi, avec maintenant le génome des quatre classes d'arthropodes, une image de la constitution génétique de cet ancêtre commun pourra être esquissée.

     

    Enfin, comme «tous les mille-pattes injectent du venin pour paralyser leurs proies», il n'est pas exclu que le génome de Strigamia permette d'aboutir à l'élaboration de nouveaux médicaments lorsque seront identifiés les gènes impliqués dans la production de son venin.

     

     


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