• Zoologie: les cellules, qui permettent la régénération de la queue chez les petits xénopes, ont été découvertes!____¤201905

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Identification of a regeneration-organizing cell in the Xenopus tail» ont été publiés dans la revue Science, a permis de découvrir les cellules qui permettent la régénération de la queue chez les petits xénopes (*).

     

    Relevons tout d'abord qu'il y a quelque vingt-cinq siècles, «Aristote décrivait déjà la repousse» de la queue des têtards consécutive à une amputation. Cependant, jusqu'ici, «les générations de naturalistes qui l’ont suivi» ne sont pas parvenu «à détailler les mécanismes précis de ce phénomène».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée vient de lever une partie du mystère «en mettant en évidence les cellules à l’origine du phénomène» en bénéficiant «tout à la fois d’une nouvelle technique d’analyse génétique et d’une particularité propre à la grenouille xénope.

     

    La technique nouvelle qui «se nomme séquençage par cellule unique», permet «d’analyser non plus seulement le génome d’une population de cellules (typiquement plusieurs centaines de milliers), mais l’expression des gènes de chacune d’entre elles, et de définir les différents types cellulaires présents».

     

    Cette étude a ainsi pu analyser «les cellules présentes au niveau de la blessure dans les jours suivant l’amputation et les a comparées à celles trouvées sur le reste de la queue». Comme il n'est pas apparu de nouveau type cellulaire, pour «sortir de cette impasse apparente», l'étude s'est appuyée sur la spécificité du xénope: «la queue de ses têtards repousse tout au long du processus de développement» sauf quand «elle est coupée entre le 5e et le 7e jour suivant la fertilisation».

     

    De la sorte, des têtards compétents et des têtards 'incompétents' ont pu être comparés, ce qui a permis de découvrir «que, chez les seconds, il manquait un type cellulaire»: en fait, «il se trouve bien présent sur le côté de la queue, mais il ne migre pas vers le site d’amputation». Le suivi du comportement de ces cellules d’organisation de la régénération (ROC) laisse penser qu'il doit être assimilé à celui d’un 'chef d’orchestre'».

     

    Plus précisément, «les ROC sécrètent des facteurs de croissance qui eux-mêmes stimulent le développement de toutes les cellules nécessaires à la repousse de la queue». De plus, l'étude montre que l'orchestre ne peut pas «jouer sans chef», car la régénération s’interrompt si l'on fait «disparaître les ROC (soit génétiquement, soit chirurgicalement)». Pour déterminer si ces ROC sont suffisantes, «des tissus contenant les fameuses cellules» ont été greffées sur le dos d’un têtard, ce qui a permis de faire «apparaître l’amorce d’une queue».

     

    En fin de compte, cette étude «fournit des idées à tester sur d’autres espèces, afin d’explorer quels mécanismes pourraient être similaires». En particulier, dans le cadre de la médecine régénérative, la perspective d'obtenir des cellules qui organisent la régénération d'un organe, plutôt que de le transplanter, est très stimulante.

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Xenope

     

     


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