• Paléoécologie: un lien a été établi entre éruptions volcaniques, changement climatique, paléosols et occupation humaine dans le sud de l’Europe au Paléolithique inférieur!____¤201803

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Chemical weathering of palaeosols from the Lower Palaeolithic site of Valle Giumentina, central Italy» ont été publiés dans la revue Quaternary Science Reviews, a mis en évidence, en s'appuyant sur le site archéologique de Valle Giumentina, un lien entre éruptions volcaniques, changement climatique, formation des sols et phases d’occupation humaine au Paléolithique inférieur dans le sud de l’Europe.

     

    Notons tout d'abord que «le site archéologique de Valle Giumentina, situé en Italie centrale dans la région des Abruzzes, entre la chaîne des Apennins et la mer Adriatique, contient une séquence pédosédimentaire caractérisée par la présence exceptionnelle de douze niveaux d’industries paléolithiques non remobilisées à éclats de silex et/ou bifaces au sein d’une succession d’anciens sols (paléosols) remarquablement bien datés».

     

    Cette séquence a permis «d’étudier les relations entre formation des sols, volcanisme et changement climatique à l’échelle des cycles glaciaires/interglaciaires et des variations millénales en Méditerranée durant le Pléistocène moyen, ainsi que les interactions Hommes-environnement de certaines des premières implantations humaines en Europe du sud».

     

    Ainsi, «les analyses géochimiques et de susceptibilité magnétique à haute résolution révèlent la présence de onze paléosols, dix d’entre eux s’étant formés entre 560 000 et 450000 ans». De plus, «l'évolution de la composition des éléments majeurs et traces suggère que les paléosols furent principalement formés par altération chimique in situ de la roche-mère».

     

    D'autre part, «l’analyse statistique des données géochimiques montre que les phases majeures d’altération pédologique se produisirent en période interglaciaire, entre 531000 et 511000 ans, ainsi que durant des épisodes de changements environnementaux rapides associés à des oscillations climatiques caractérisées par des conditions plus humides en période glaciaire vers 556000 et 455000 ans».

     

    Au bout du compte, «bien que les forçages globaux dus aux variations de l’orbite terrestre, de l’irradiation solaire ou des concentrations de gaz à effet de serre purent influencer les processus pédogénétiques», il apparaît que «le volcanisme régional, les changements climatiques en Méditerranée et les dynamiques tectono-sédimentaires dans le bassin de Valle Giumentina ont aussi impacté et déclenché la formation de la plupart des paléosols».

     

    Il en découle que ces paléosols «ont probablement offert des ressources nécessaires à la subsistance des communautés humaines du Paléolithique inférieur, aboutissant à une occupation du territoire qui semble avoir été relativement plus intense à partir de 500000 ans» (ainsi les groupes humains de Valle Giumentina, qui «vécurent dans des environnements diversifiés», se sont «adaptés au stress environnemental induit par l’appauvrissement des ressources paléo-écologiques et pédologiques»).

     

     


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