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    Une étude, dont les résultats intitulés «A large planetary body inferred from diamond inclusions in a ureilite meteorite» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis de déterminer que les fragments provenant d'un astéroïde appelé 2008 TC3 ou Almahata Sitta (*), partiellement désintégré en 2008 au-dessus du Soudan, était en fait issu d'un embryon de planète disparue de notre système solaire.

     

    Rappelons que tout d'abord que l'astéroïde 2008 TC3, de «la taille d'une voiture», avait «été repéré par des astronomes quelques heures avant sa collision avec la Terre en octobre 2008, ce qui a permis d'observer sa chute».

     

    Aujourd'hui, l'étude ici présentée rapporte les résultats de l'analyse au moyen d'une «technique de microscopie électronique puissante» de «la composition de diamants contenus dans les fragments rocheux qui s'étaient dispersés au dessus du désert de Nubie (nord du Soudan) après l'explosion de l'astéroïde».

     

    Il est apparu «que ces pierres précieuses devaient s'être formées à des pressions élevées (supérieures à 20 Gigapascals), ce qui implique que l'astéroïde est issu d'une protoplanète ayant eu une taille «allant de celle de Mars à celle de Mercure» [«Mars (avec un rayon de 3390 km) et Mercure (rayon de 2240 km) sont les deux plus petites planètes de notre système solaire, qui s'est formé il y a quelque 4,6 milliards d'années»].

     

    De la sorte, ces analyses «apportent une preuve convaincante» que l'astéroïde provient d'une «planète 'disparue'», qui «s'était formée pendant les 10 premiers millions d'années de notre système solaire avant d'être disloquée lors de collisions avec d'autres objets célestes rocheux». Elles renforcent ainsi «la théorie selon laquelle les planètes actuelles du système solaire se sont formées à partir des restes de dizaines de grandes protoplanètes».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) 2008 TC3

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Biomimetic Tooth Repair: Amelogenin-Derived Peptide Enables in Vitro Remineralization of Human Enamel» ont été publiés dans la revue ACS Biomaterials Science and Engineering, a permis de développer un traitement innovant des caries en reproduisant le processus naturel de formation des dents.

     

    Rappelons tout d'abord que, selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), «de 60 à 90 % des enfants scolarisés dans le monde et près de 100 % des adultes ont ou ont eu des caries» du fait d'une mauvaise hygiène dentairealimentation trop riche en sucres, boissons acides, etc.»).

     

    Concrètement, «la première phase de ces lésions résulte bien souvent d'une déminéralisation de l'émail, due à la dissolution des structures cristallines de la dent» car «les bactéries présentes dans la bouche métabolisent les débris alimentaires et produisent des secrétions acides, dégradant l'émail» de sorte que «si les populations bactériennes deviennent trop nombreuses, la déminéralisation commence».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée est parvenue «à développer un traitement innovant en reproduisant le processus naturel de formation des dents». Alors que «les améloblastes, des cellules spécialisées dans la fabrication de l'émail» en sécrétant des protéines, dont l'amélogénine, arrêtent «une fois la croissance de la dent achevée» leur travail de formation de l'émail et meurent, l'expérience a consisté à déposer «sur la dent des peptides, en fait des fragments d'amélogénine, pour fabriquer une nouvelle couche d'émail».

     

    Plus précisément, «plusieurs groupes ont été ont été testés par l'étude, recevant du fluor plus ou moins dosé, du phosphate de calcium ou une association de fluor et de peptides», mais il apparu que «le seul produit à avoir conduit à la formation d'une couche suffisamment épaisse (au moins 10 μm) et dense susceptible de remplacer le vrai émail est celui à base des peptides seuls».

     

    Néanmoins, comme «la technique n'a pour l'instant été testée qu'en laboratoire», il reste «à valider sa pertinence sur des patients» en la limitant aux lésions superficielles, «car lorsque la dentine située sous l'émail des dents est atteinte, il est trop tard». Au bout du compte, on peut parfaitement imaginer d'intégrer dans le futur «ce produit dans une pâte dentifrice à titre préventif».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Shallow magma diversions during explosive diatreme-forming eruptions» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis, grâce à des méthodes numériques «utilisées pour quantifier les interactions entre excavation-remplissage d’un cratère de volcan et les processus d'intrusions magmatiques», d'observer la génération de contraintes tectoniques compressives sous le cratère lors de son excavation favorisant une réorientation latérale des intrusions magmatiques.

     

    Rappelons tout d'abord que «des études récentes de terrain et en géophysique ont révélé que la croissance des réseaux complexes d’intrusions magmatiques subhorizontales (sills) (*) ou subverticales (dikes) (**) sous-jacents aux champs volcaniques monogéniques, influence la localisation et le style des éruptions».

     

    Par ailleurs, «la combinaison de l’activité explosive et du changement potentiel de la localisation de l’évent du volcan, qui augmente graduellement la surface impactée par l’éruption, pose un risque important pour les localités à forte densité de population situées sur des champs volcaniques (par exemple, la ville d’Auckland en Nouvelle-Zélande)».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée, «en utilisant des simulations numériques par élément finis», a modélisé pour la première fois «les effets mécaniques sur l’état de contrainte local lors de l’excavation d’un cratère, suivie par son remplissage par les dépôts générés par l’explosion». Cette approche «permet de calculer en 3D l'orientation des contraintes tectoniques contrôlant la géométrie et la direction de propagation des intrusions magmatiques».

     

    Plus précisément, dans un premier temps, «à l’intérieur d’un domaine élastique (de type grès) soumis à des charges gravitationnelles», l’excavation du cratère est modélisée «par la formation d’un cône inversé dont la surface est soumise à une force verticale proportionnelle au volume de roche éjecté». Ensuite, «la géométrie finale et l’état de contrainte qui en résultent sont utilisés comme conditions initiales dans la seconde étape de remplissage, celui-ci étant effectué à l’aide d’un matériel volcanoclastique de faible réponse élastique».

     

    Au bout du compte, il apparaît «que l’excavation liée à la formation d’un cratère génère des contraintes compressives horizontales» provoquant «la rotation des contraintes sous-jacentes» et entrainant «sous le cratère une réorientation latérale de l’intrusion magmatique se propageant verticalement sous la forme d’un dike».

     

    A son tour, le remplissage du cratère provoque, par la suite, «un nouveau changement dans l’orientation des contraintes qui refocalise la propagation du magma vers l’intérieur du cratère». Cette intrusion du magma «est favorisée par des contraintes extensives horizontales». Cependant, «au fur et à mesure que le cratère se remplit, des contraintes compressives horizontales vont être générées dans sa partie supérieure» de sorte que ces contraintes «vont à nouveau inhiber la propagation verticale du magma favorisant alors une réorientation latérale sous la forme de sills pouvant induire des explosions intra-cratère».

     

    En conséquence, cette étude détaillée «des phases successives liées à la formation d’un maar (***) lors d’une éruption phréatomagmatique», qui «permet de mettre en évidence des mécanismes tectoniques contrôlant la réorientation des intrusions magmatiques latéralement», attire l'attention sur ces réorientations qui «augmentent les risques volcaniques» et signale qu'elles «doivent être pris en compte dans les régions du monde sujettes à ce type d’éruptions».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Sill

    (**) Dyke ou dike

    (***) Maar

     

     


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    Deux études, dont les résultats intitulés respectivement «Disks Around T Tauri Stars With SPHERE (DARTTS-S) I: SPHERE / IRDIS Polarimetric Imaging of 8 Prominent T Tauri Disks» à paraître au sein de la revue The Astrophysical Journal mais déjà disponibles en pdf et «A new disk discovered with VLT/SPHERE around the M star GSC 07396-00759» à paraître au sein de la revue Astronomy & Astrophysics mais aussi disponibles en pdf, rapportent, grâce à de nouvelles images acquises par l’instrument SPHERE installé sur le VLT de l’ESO, l'observation avec des détails insoupçonnés de disques de poussière autour de jeunes étoiles proches.

     

    Rappelons tout d'abord que l'instrument SPHERE qui équipe le VLT de l’ESO au Chili «permet aux astronomes de s’affranchir de l’éclat des étoiles proches afin d’obtenir une meilleure image des régions environnantes». Bien que «la mission première de SPHERE consiste à découvrir et étudier les exoplanètes géantes en orbite autour d’étoiles proches au moyen de l’imagerie directe», l’instrument s'avère aussi «l’un des meilleurs outils actuels d’acquisition d’images de disques autour d’étoiles jeunes (ou zones de formation planétaire)», des images nécessaires «pour mieux comprendre la relation qui unit les propriétés du disque à la formation et à la présence de planètes».

     

    Dans cette optique, la première étude présentée ici, qui concerne les étoiles de type T Tauri, «une classe d’étoiles très jeunes (âgées de moins de 10 millions d’années) caractérisées par une luminosité variable», met en évidence la grande variété des disques entourant ces étoiles «composés de gaz, de poussière et de planétésimaux»: en effet, «certains sont composés d’anneaux brillants, d’autres d’anneaux sombres, d’autres encore ressemblent à des hamburgers».

     

    La plupart des images examinées «sont issues du sondage DARTTS-S (Disques Autour des Etoiles T-Tauri avec SPHERE)». Les étoiles en question sont «relativement proches de la Terre», car «les distances des cibles s’échelonnaient entre 230 et 550 années lumière de la Terre» («à titre comparatif, la Voie Lactée s’étend sur quelque 100 000 années lumière»).

     

    La seconde étude «effectuée au moyen de SPHERE» a permis de révéler «l’existence d’un disque incliné autour de l’étoile GSC 07396-00759 (*), membre d’un système stellaire multiple référencé au sein de DARTTS-S». Il est apparu curieusement que bien qu’ils se soient formés simultanément, le nouveau disque décrit «semble plus évolué que le disque riche en gaz qui encercle l’étoile T Tauri du même système». Une telle différence évolutive «entre les disques qui entourent deux étoiles du même âge» ne peut qu'inviter «les astronomes à étudier plus en détails les disques et leurs caractéristiques».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) GSC 07396-00759

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Evidence of the Zanclean megaflood in the eastern Mediterranean Basin» ont été publiés dans la revue Scientific Reports, rapporte la découverte au large de la Sicile d'un énorme dépôt chaotique de sédiments, qui constitue le premier élément de preuve directe du remplissage catastrophique du bassin oriental de la Méditerranée au tout début du Pliocène.

     

    Rappelons tout d'abord que la vision d'une Méditerranée asséchée avec «de vastes étendues, autrefois sous l'eau, exposées à l'air libre entre des lacs hypersalés similaires à la mer Morte» a été «bien réelle si l'on remonte quelque six millions d'années en arrière». En effet, «a la toute fin du Miocène, durant le Messinien», cette mer a été le théâtre d'un bouleversement géologique, «appelé crise de salinité messinienne», qui, à la suite de «la fermeture d'un passage au nord du Maroc (l'actuel détroit de Gibraltar), rompant la connexion entre la mer et l'océan Atlantique» a «provoqué l'évaporation massive de la Méditerranée».

     

    De plus, le seuil entre la Sicile et la Tunisie a émergé, créant un rebord naturel séparant la Méditerranée en deux bassins, ouest et est de sorte que, du côté occidental, le niveau marin aurait «baissé d'au moins quelques centaines de mètres» et «de 2.400 m du côté oriental». Ensuite, il y a «5,2 millions d'années, au tout début du Pliocène», une «méga-inondation», aurait mis fin à la crise messinienne.

     

    Plus précisément, à cette époque, «le détroit de Gibraltar s'est formé, laissant les eaux de l'océan Atlantique reconquérir la Méditerranée, en commençant par le bassin occidental avant de combler le bassin oriental lorsque le niveau marin a dépassé le seuil de Sicile», la violence de l''inondation étant si forte «qu'il aurait suffi de deux ans à peine pour remplir entièrement la mer». L'étude ici présentée vient conforter ce scénario-catastrophe en décrivant «un étrange dépôt de sédiments découvert au large de la Sicile», qui «repose contre l'escarpement de Malte, une immense falaise sous-marine».

     

    Plus précisément, ce dépôt chaotique a été retrouvé au pied du canyon de Noto, «qui a une forme particulière en J». Comme ce «monstrueux» canyon, «d'une vingtaine de kilomètres de long et de 6 km de large, extrêmement profond et en calcaire, une roche dure» a été érodé avec «énormément de violence» jusqu'à «des pentes de 70°», cette découverte constitue véritablement le «premier élément de preuve directe du remplissage du bassin oriental».

     

    En fait, «la cascade responsable de l'inondation du bassin méditerranéen oriental aurait mesuré 1,5 km de hauteur» et «en passant, les flots auraient raclé les sédiments des fonds marins, qui se sont déposés en aval, de l'autre côté de l'escarpement». Le dépôt de sédiments décrit dans l'étude, qui «est bordé sur son côté occidental par l'escarpement de Malte», couvre «une surface comparable à la Crète, avec 160 km de longueur sur 95 km de large» et «mesure entre 400 et 800 m d'épaisseur et celle-ci diminue plus on s'avance vers l'est, c'est-à-dire plus on s'éloigne de la falaise».

     

    Ce dépôt, «baptisé unité 2», a été repéré «lors d'une campagne d'imagerie sismique effectuée en 2013, à bord du Suroît, un navire de recherche océanographique de l'Ifremer». Enterré aujourd'hui sous le sol marin, il «est pris en sandwich entre deux strates sédimentaires bien identifiées : il se situe au-dessous des sédiments datés du Pliocène-Quaternaire (unité 1), période géologique qui suit le Messinien, et au-dessus d'une importante couche de sels caractéristique de la crise messinienne (unité 3)» (l'évaporation de la mer Méditerranée s'est accompagnée de la formation de dépôts de sels, appelés évaporites, sur 500 m à 1 km d'épaisseur).

     

    Indiquons pour finir qu'en ce qui concerne le côté occidental de la Méditerranée, «un tel dépôt chaotique ne semble pas exister, ou en tout cas pas à proximité, du détroit de Gibraltar», mais des études précédentes ont tout de même «permis d'identifier un grand canyon dans la zone».

     

     


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