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    Une étude, dont les résultats intitulés «  TOI-1231 b: A Temperate, Neptune-Sized Planet Transiting the Nearby M3 Dwarf NLTT 24399» ont été acceptés pour publication dans la revue The Astronomical Journal et sont disponibles en pdf, rapporte la découverte par TESS d'une exoplanète, dénommée TOI-1231 b (*), qui rejoint les rangs de "seulement deux ou trois autres exoplanètes voisines de notre Terre qui seront scrutées à chaque occasion" en utilisant "une large gamme de télescopes, pour les années à venir".

     

    Après sa découverte, a été découverte suivie par le Planet Finder Spectrograph (TFS, Chili). Il est ainsi apparu que "c'est une exoplanète un peu plus petite que notre Neptune", située "huit fois plus près de son étoile que ne l'est la Terre du Soleil", mais sur laquelle il "règne une température semblable à celle de notre Planète", car son étoile-hôte est "une naine rouge (plus petite et moins lumineuse que notre étoile) située à environ 90 années-lumière de la Terre".

     

    La période orbitale de TOI-1231 b est intéressante, car elle est de 24 jours, alors que la majorité des planètes découvertes par TESS affichent "une période orbitale inférieure à 14 jours", en raison de l'intervalle d'observation.

     

    De plus, "TOI-1231 b serait similaire à Neptune" en taille et en densité et donc, elle "serait entourée d'une atmosphère gazeuse particulièrement conséquente" qui serait "l'une de celles où il règne les températures les plus fraîches jamais découvertes pour une planète géante". Ces caractéristiques en font une cible de choix pour des observations futures.

     

     

    Lien externe complémentaire (source Exoplanetcatalogue)

    (*) TOI-1231 b

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Thyroid hormones regulate the formation and environmental plasticity of white bars in clownfishes» ont été publiés dans la revue PNAS, a permis d'observer, dans la baie de Kimbe en Papouasie Nouvelle-Guinée, que les bandes blanches du poisson-clown se formaient plus ou moins vite selon l’espèce d’anémone dans laquelle vivent ces poissons et il est, plus particulièrement, apparu que cette modulation est liée à une différence des taux d’hormones thyroïdiennes.

     

    Relevons tout d'abord que la plasticité phénotypique «est la capacité d’un organisme à exprimer différents phénotypes en fonction de son environnement » et que «la façon dont cette plasticité est orchestrée reste une énigme». Pour leur part, "les juvéniles de poisson-clown peuvent retarder la formation de leurs bandes blanches selon les anémones dans lesquelles ils vivent : anémones dites tapis (Stichodactyla gigantea) ou anémones magnifiques (Heteractis magnifica)".

     

    En réalité, le poisson-clown "vit en symbiose avec les anémones de mer, mais ces poissons colorés ne le sont pas au début de leur vie : les petites larves sont jaunes voire transparentes" et, en fait, ce "n’est qu’au moment de leur métamorphose qu’elles commencent à changer de couleur et que leurs bandes blanches apparaissent, d’abord sur la tête et le corps, puis au niveau de la queue".

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est focalisée «sur le rôle des hormones thyroïdiennes, connues comme jouant un rôle clé dans la métamorphose, processus très important pour le poisson-clown, puisque c’est au cours de cette transition développementale qu’il change son apparence et qu’il change d’environnement en s’installant dans son anémone de mer».

     

    En vue de "comprendre le rôle de ces fameuses hormones thyroïdiennes", de jeunes larves de poissons-clowns ont été exposées à différentes doses de ces hormones. Il est ainsi apparu "que plus la dose était forte, plus vite les bandes blanches se formaient", tandis qu'en "traitant de la même manière ces jeunes larves, mais cette fois avec une molécule bloquant la synthèse des hormones thyroïdiennes, l’apparition des bandes était retardée".

     

    Ensuite, en retournant dans la baie de Kimbe, il a été constaté que le dosage "des hormones thyroïdiennes chez des juvéniles du même âge et taille, prélevés dans des anémones de mer S. gigantea ou H. magnifica" indiquait "que les taux d’hormones thyroïdiennes étaient bien plus importants chez les juvéniles prélevés chez S. gigantea que chez ceux prélevés chez H. magnifica, permettant ainsi une formation plus rapide des bandes blanches chez ces individus".

     

    En analysant "de plus près les deux populations de poissons", "un gène appelé duox, responsable de cette augmentation du taux d’hormones thyroïdiennes", a été identifié, gène qui "est également important chez l’homme pour la formation de ses hormones".

     

    Au bout du compte, cette étude suggère que "ces mêmes types de mécanismes se mettent en route lorsque les organismes doivent s’adapter à d’autres changements environnementaux comme le réchauffement climatique, la pollution chimique ou l’acidification des océans", une plasticité "à la base des capacités évolutives et d’adaptation des organismes vivants".

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "Translation inhibitory elements from Hoxa3 and Hoxa11 mRNAs use uORFs for translation inhibition" ont été publiés dans la revue eLife, a permis de 'décortiquer' le mécanisme moléculaire de la régulation de la traduction des ARN messagers des gènes hox, qui sont exprimés de manière séquentielle au cours des stades précoces du développement chez les vertébrés. Ces gènes ont pu être allumés puis éteints à tour de rôle à des étapes clés du développement: des éléments régulateurs qui piègent les ribosomes ont été découverts dans les extrémités 5’ non traduites et ces éléments sont essentiels pour éteindre efficacement l’expression des gènes hox aux moments opportuns.

     

    Relevons tout d'abord que «les ARN messagers (ARNm) transcrits à partir des gènes hox permettent la synthèse d’une famille de protéines appelées homéoprotéines», conservées chez tous les vertébrés, qui «participent notamment à l’élaboration précise de la colonne vertébrale pendant les phases très précoces du développement de l’embryon».

     

    Ainsi, «les ARNm hox, qui sont présents en nombre dans l’embryon, sont "allumés" et puis "éteints" de manière séquentielle selon un programme clairement établi». Comme «la précision de cet enchainement est primordiale pour garantir un développement harmonieux de l’embryon», les ARNm hox «doivent être non seulement allumés à des étapes clés du développement mais également éteints à d’autres moments».

     

    Alors que «le mécanisme d’allumage de ces ARN messagers hox a été décrypté récemment», on ignorait encore «comment la traduction en proteines de ces ARNm est réprimée lorsque le programme développemental l’exige». Dans ce contexte, cette étude a « permis de comprendre comment ces ARN messagers sont maintenus non traduits lorsque le programme développemental l’exige ».

     

    En fait, ces ARN « messagers contiennent dans leur extrémité 5’ non traduites (5’UTR), des éléments structuraux qui piègent le ribosome et en dissocient les sous-unités, l’empêchant d’atteindre la séquence codante des protéines hox, qui ne pourra donc pas être traduite». Au bout du compte, « de tels éléments, qui contiennent des éléments de structures secondaires et des petites phases de lecture, également appelés uORF (usptream Open Reading Frame),   ont été cartographiés et décryptés dans le cas des ARN messagers hoxa3 et hoxa 11 ».  

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés "   A new giant sauropod, Australotitan cooperensis gen. et sp. nov., from the mid-Cretaceous of Australia" sont publiés dans la revue Paleontology and evolutionary science, a permis de décrire une nouvelle espèce de dinosaure, qui appartient au groupe de titanosaures (des dinosaures au long cou ). Elle confirme ainsi que l'Australie a accueilli de nombreuses espèces de dinosaures au Crétacé, dont certains figurent parmi les plus grands au monde.

     

    Le spécimen en question avait 30 mètres de long et la   nouvelle espèce, qui vivait il y a 90 millions d'années, a été dénommée Australotitan cooperensis, 'le titan du Sud', "le dinosaure le plus gros ayant jamais foulé le continent australien". Comme ses ossements "ont été découverts en 2007, dans le bassin d'Eromanga au centre de l'Australie où passe la rivière Cooper Creek", la seconde partie de son nom est 'cooperensis'.

     

    Ses os ont été comparés à ceux d'autres espèces du  Queensland et du monde entier: "si l'on se fie aux comparaisons de taille des membres, ce nouveau titanosaure fait partie des cinq plus grands au monde". Au bout du compte, les calculs menés dans cette étude lui attribuent " entre 25 et 30 mètres de long et 5 à 6,5 mètres au garrot". En outre, il a été "établi que ce dinosaure était étroitement lié à trois autres espèces trouvées un peu plus au nord".

     

     


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  • Une étude, dont les résultats intitulés «Mechano-induced cell metabolism promotes microtubule glutamylation to force metastasis» ont été publiés dans la revue Cell Metabolism, a permis d'établir le lien, dans le cancer du sein, entre l’environnement mécanique des cellules tumorales et les changements énergétiques associés à la progression tumorale.

     

    Relevons tout d'abord que «malgré le développement de thérapies ciblées et l’avènement de l’immunothérapie, le cancer du sein reste la 2eme cause de mortalité par cancer chez les femmes». Ainsi, «les cancers du sein dit triple négatif, un sous type très agressif représentant environ 15% des cancers du sein, restent réfractaire à ces thérapies de nouvelles génération et ont par conséquent un pronostic sombre».

     

    Il est aujourd'hui admis «que les propriétés mécaniques de la matrice extracellulaire jouent un rôle déterminant dans le développement de la tumeur notamment en influençant la prolifération, la migration et l’invasion des cellules tumorales» et, de plus, on sait «qu’en réponse aux contraintes mécaniques exercées par la matrice, les cellules tumorales modifient leur squelette, permettant ainsi de répartir ces contraintes mécaniques et d'y résister efficacement». En outre, «il est prouvé que les cellules tumorales adaptent leur métabolisme à leur besoin énergétique pour soutenir ces fortes activités».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée montre «que des modifications de la tubuline, une protéine majeure du squelette cellulaire, jouent un rôle clé», car «les modifications du squelette de tubuline nécessaires pour l’adaptation des cellules aux contraintes mécaniques sont dépendantes des changements énergétiques de la cellule induit par ces contraintes mécaniques».

     

    En s'appuyant sur «différents modèles in vitro, in vivo chez la souris et dans des cohortes de patientes atteintes de cancer du sein, cette étude montre «que la perturbation de ce mécanisme liant contraintes mécaniques et activité énergétique favorise la progression tumorale du cancer du sein».

     

    Au bout du compte, ces observations «pourraient ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques non seulement pour les patientes atteintes de cancer du sein, mais également pour toutes les pathologies ou les contraintes mécaniques jouent un rôle déterminant, comme les fibroses pulmonaire, hépatique, cardiaque ou encore certaines pathologies cardio-pulmonaire comme l'hypertension pulmonaire».

     

     


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