• Paléontologie: une trace, relativement convaincante, de formes de vie vieilles d'environ 3,22 milliards d'années, a été mise en évidence! ____¤201808

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Microbial life and biogeochemical cycling on land 3,220 million years ago» ont été publiés dans la revue Nature Geoscience, a mis en évidence une trace, relativement convaincante, de formes de vie vieilles d'environ 3,22 milliards d'années, dans un contexte où les traces de vie sur Terre datant d'il y a plus de 3 milliards d'années sont ambiguës et peuvent souvent s'interpréter comme le résultat de processus abiotiques ou de contaminations plus récentes.

     

    L'âge reculé de cette trace «en ferait l'une des traces de vie les plus anciennes, voire la plus ancienne» et «surtout, ce serait au moins la plus ancienne trace de vie dans un environnement qui ne serait pas marin», ce qui impliquerait «que la vie a colonisé les terres émergées bien plus tôt qu'on ne le pensait, les preuves acquises jusque-là ne remontant qu'à 550 millions d'années».

     

    Plus précisément, l'étude ici présentée aurait mis au jour «des traces fossilisées de tapis microbiens analogues à ceux présents au fond des mers ou dans des sources chaudes comme celles d'El Tatio ou de Yellowstone». Comme ces tapis microbiens «se trouvent sur des couches sédimentaires contenant de nombreux cailloux», il apparaît «que ces tapis ne se sont pas développés sur le sable d'une plage ou d'une mer peu profonde mais bien sur le bord d'une rivière, ou éventuellement d'un delta».

     

    Ces couches, «connues sous le nom de groupe sédimentaire Moodies dans les Barberton Makhonjwa, une chaîne de montagnes inscrite au patrimoine mondial de l'humanité» (*), constituent «l'une des plus anciennes séquences sédimentaires en eau peu profonde et bien conservées». C'est d'autant plus remarquable que les sédiments archéens non marins «sont difficiles à identifier et même à trouver», car «ils sont plus difficiles à préserver de l'érosion et donc plus rares que les sédiments marins» et «il existe peu de fossiles repères qui permettraient de trancher entre les deux types de lieux de sédimentation».

     

    Jusqu'ici, «les plus anciennes traces de tapis microbiens découvertes» dataient «de 2,7 milliards d'années, à Baerberton mais aussi à Pilbara en Australie». Pour leur part, les nouvelles traces découvertes «contiennent du carbone et de l'azote, ce qui correspond à ces formes de vie», mais «les rapports isotopiques diffèrent de ceux des tapis microbiens quasi-fossilisés présents en bord de mer». Ce détail «indiquerait qu'il y a 3,22 milliards d'années, l'évolution avait déjà eu le temps de faire son œuvre en séparant deux types de populations de microbes».

     

    Ces organismes pourraient être des cyanobactéries, «comme celles existant aujourd'hui». Cependant, il est actuellement difficile de dire s'ils «produisaient ou non de l'oxygène par photosynthèse», car «les deux phénomènes ne sont en effet pas liés dans le monde vivant et, de plus, il existe une photosynthèse anoxygènique».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) La ceinture de Barberton

     

     


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