• Zoologie: le Panda géant (Ailuropoda melanoleuca), qui se nourrit de bambou, possède un microbiome plus proche de ceux de l'ours et du tigre que des herbivores!____¤201505

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The Bamboo-Eating Giant Panda Harbors a Carnivore-Like Gut Microbiota, with Excessive Seasonal Variations» ont été publiés dans la revue mBio de l'American Society for Microbiology, a permis de mettre en évidence que le Panda géant (Ailuropoda melanoleuca) possède un microbiome plus proche de ceux de l'ours et du tigre que des herbivores.

     

    Rappelons tout d'abord que bien qu'herbivore, le panda, «qui boulotte du bambou durant plus de 14 heures, chaque jour depuis 2 millions d'années», appartient «à une famille de carnivores, voire d'omnivores, celle des Ours (Ursidae)».

     

    Comme son système digestif est «identique à celui d'un carnivore, avec un seul estomac et un intestin assez court (les herbivores, eux, peuvent avoir plusieurs estomacs et ont un long intestin afin d'avoir une digestion lente)», l'étude ici présentée s'est focalisée «sur le microbiote, c'est-à-dire la flore intestinale, de l'ursidé afin de savoir si certaines bactéries responsables de la dégradation du bambou étaient présentes».

     

    Les selles de 45 spécimens de panda ont ainsi été analysées à trois saisons distinctes: au printemps, en été et à l'automne et ont abouti à retrouver les deux familles de bactéries dominantes chez les carnivores.

     

    En outre, si «les enzymes classiques de la dégradation de la cellulose, substance présente dans les bambous» n'ont pu être décelés, «des bactéries appartenant à une famille voisine de celles-ci, et pas chez tous les pandas étudiés», sans que «rien ne prouve que les deux familles aient les mêmes fonctions».

     

    Ces éléments ont alors été comparés «avec des échantillons du microbiote de carnivores (lions, hyènes, tigres...), d'herbivores (chevaux, lapins, kangourous...) et d'ours omnivores».

     

    Il est alors apparu que «le microbiome du panda est plus proche de ceux de l'ours et du tigre que des herbivores», que sa diversité bactérienne est «plus faible que tous les autres animaux, quelque soit leur régime alimentaire» (c'est une faiblesse, car «un microbiome diversifié permettrait une meilleure adaptation aux variations de l'environnement») et que, selon les échantillons, «la composition de la flore intestinale du panda varie en fonction des saisons, étant moins variée en automne qu'en été».

     

    Par conséquent, cette recherche aboutit à poser plus de questions qu'elle n'en résout, comme, par exemple: Pour quelles raisons, chez cet animal, «des bactéries nécessaires à la dégradation de la viande auraient perduré pendant des millions d'années sans aucune utilité apparente» ? et aussi: La «seule motivation du panda à manger du bambou» est-elle le goût?

     

     


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