• Archéologie: des preuves d'une industrie lithique du Paléolithique inférieur, typique de l'Oldowayen, ont été découvertes à Ain Boucherit (Algérie)!____¤201812

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «1.9-million- and 2.4-million-year-old artifacts and stone tool–cutmarked bones from Ain Boucherit, Algeria» ont été publiés dans la revue Science, rapporte la découverte à Ain Boucherit (Algérie), un site qui «pourrait bien dater d'environ 2,4 millions d'années», de preuves d'une industrie lithique du Paléolithique inférieur typique de l'Oldowayen qui doit son nom aux gorges d'Olduvai en Tanzanie: en l'occurrence «plus de 250 pierres taillées en calcaire ou en silex, notamment des choppers et des nucleus».

     

    Soulignons d'abord que «la fabrication et l'utilisation d'outils de coupe à arêtes vives, en pierre, démontrent des activités de boucherie, un traitement des carcasses d'animaux, sur environ 600 ossements d'éléphants, d'hippopotames, de rhinocéros, d'équidés ou de bovidés. Ces traces d'une technologie de subsistance correspondent à «une activité d'hominines remontant à 2,4 millions d'années, avec la réserve qu'il convient d'émettre quant à la datation restant approximative».

     

    Cependant, «comme dans le cas des autres traces d'industries lithiques, il y a plus d'un million d'années en Afrique», il n'y a encore ici «aucun os des hominines les ayant produits». Comme «l'Homo Habilis, le premier représentant du genre homo connu, semble apparaître entre 2,3 et 2,1 millions d'années», il se pourrait que «l'espèce ayant vécu, il y a 2,4 millions d'années à Ain Boucherit» soit totalement inconnue.

     

    Relevons néanmoins que la datation du site de Ain Boucherit, «contrairement aux sites tanzaniens», n'a pas été aisée, «car il n'y a pas de saupoudrage de cendres d'éruptions volcaniques permettant d'utiliser les méthodes de la géochronologie isotopique». De ce fait, l'étude s'est appuyée «sur d'autres méthodes comme l'étude du paléomagnétisme».

     

    Au bout du compte, il est apparu «que les hominines étaient présents dans le pourtour méditerranéen de l'Afrique du Nord plus tôt qu'on l'avait imaginé et que, au minimum, l'industrie lithique de l'Oldowayen pourrait s'être répandue, comme les hominines, plus rapidement que prévue sur le continent africain».

     

    Comme «la diffusion de la technologie de l'Oldowayen semble bien trop rapide si elle ne date que de 2,6 millions d'années, compte tenu de la barrière que devait déjà être le Sahara à cette époque, même si l'ont peut penser qu'il était plus accueillant», l'étude suggère qu'avec «des découvertes à venir en Afrique du Nord, on pourrait être amené à conclure que les hominines ont évolué selon plusieurs foyers dans toutes l'Afrique, et pas seulement l'Afrique de l'Est, inventant indépendamment une technologie similaire car encore trop rudimentaire pour être diversifiée et donc presque par nécessité unique à ses débuts».

     

     


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