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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans l'édition Web de la revue Nature du 29 mai 2013, révèle que la quantité de sodium dans les étoiles constituait un très bon indicateur de leur comportement en fin de vie.

    C'est à la suite des observations d'un vaste amas d'étoiles effectuées au moyen du VLT de l'ESO, qui ont montré (contre toute attente) que la majorité des étoiles étudiées n'atteignaient pas le stade évolutif auquel passent, à l'approche de leur fin de vie, les étoiles semblables au Soleil en expulsant une grande partie de leur atmosphère dans l'espace, que cette découverte a été faite. Les étoiles étudiés étaient situées dans l'amas globulaire NGC 6752 dans la constellation australe du Paon. Cet ensemble d'étoiles âgées est constitué d'une première génération d'étoiles et d'une seconde génération qui s'est formée un peu plus tard, les deux générations diffèrant l'une de l'autre par les quantités de sodium qui les composent.

    Il est apparu que les étoiles, situées sur la branche asymptotique des géantes notée AGB de l'étude, étaient des étoiles de première génération contenant de faibles quantités de sodium et qu'aucune des étoiles de seconde génération constituées d'une plus grande proportion de sodium n'est passée par la phase AGB.

    Cette observation est importante du fait, en particulier, que, comme au moins 70% des étoiles n'ont pas expérimenté la phase finale d'embrasement nucléaire et de perte de masse, ces étoiles sont les plus brillantes des amas globulaires et «il y aurait donc 70% d'étoiles brillantes de moins que ne le prévoit la théorie».

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés mercredi 29 mai dans la revue Nature, estime que la distance au Soleil expliquerait, à elle seule, l'évolution différente de la Terre et de Vénus (qui a une taille similaire à la Terre: 95% de son diamètre et 80% de sa masse).

     

    Comme la Terre et Vénus ont vraisemblablement été formées à partir de matériaux rocheux identiques, par le même phénomène d'accrétion, il y a quelque 4,6 milliards d’années, au cours duquel des chocs divers et des bombardements de météorites ont mis les deux planètes en fusion, la démonstration se base sur la division des planètes telluriques en deux types distincts, en fonction de leur évolution pendant le processus de solidification.

     

    Dans le type I, la planète, formée au-delà d’une certaine distance critique de son étoile, se solidifie en quelques millions d’années et la majeure partie de l’eau acquise pendant sa formation est conservée pour former les premiers océans. Pour une planète de type II, formée à l’intérieur de la zone critique, l’océan de magma peut persister jusqu’à 100 millions d’années, ce qui aboutit, même avec une quantité d’eau initiale comparable à celle de la Terre, à ce que la planète se dessèche au cours du processus de solidification.

     

    Si l'étude classe la Terre comme étant, sans problème, de type I, le type auquel appartient Vénus est moins net, parce que sa distance orbitale est proche de la distance critique, cependant ses caractéristiques, et ,en particulier, sa sècheresse, la font assimiler, malgré tout à ce type II.

     

    En fait, l'objectif ,visé par cette classification en deux types, est la facilitation de l'identification des exoplanètes sœurs de la Terre susceptibles d’abriter la vie.

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiée dans la revue Nature Neuroscience, a permis d’identifier les récepteurs de protéines impliqués dans la mise en place des calices de Held, des synapses exceptionnels, qui renferment plus de 500 contacts entre les neurones: le rôle des protéines BMP 4 et 5 (pour Bone Morphogenic Protein), qui jouent un rôle important dans la formation, entre autres, des os et des cartilages, a été mis en valeur.

     

    Pour effectuer cette analyse, les protéines exprimées par des synapses communs ont été comparées à celles émises par les Calices de Held. Une trentaine de protéines a pu être sélectionnée et, ensuite, en inhibant sélectivement les récepteurs de certaines d’entre elles, chez les souris, il est apparu que la synapse de type Calice de Held ne se développe pas de la même manière lorsque certains récepteurs protéiques sont désactivés: ainsi, au lieu d’avoir un unique et massif Calice de Held, qui englobe presque la moitié du neurone, plusieurs synapses, plus petites, émergent. Ceci prouve que le processus impliquant la protéine BMP ne fait pas seulement croître la synapse, mais qu’il opère également une sélection en éliminant les autres possibilités de synapses.

     

    Cette étude, qui suggère une importante fonction des récepteurs de la protéine BMP dans le développement de la connectivité dans le cerveau, peut avoir des applications dans certaines maladies neuropsychiatriques, comme la schizophrénie ou l’autisme, qui ont pour origine un développement anormal de la connectivité synaptique dans certaines zones clé du cerveau.

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés le 28 mai 2013 dans la revue Plos Biology, montre que de nombreuses espèces rares jouent un rôle écologique unique, et sont, de ce fait, irremplaçables, même dans les écosystèmes les plus diversifiés de la planète.

     

    Alors que l'importance fonctionnelle des espèces rares (c'est-à-dire qui présentent une faible abondance locale ou une aire de distribution limitée) est souvent considérée comme secondaire dans les milieux où la biodiversité est élevée, la démonstration du fait, que les espèces rares assurent des fonctions originales dans les écosystèmes, a été apportée en croisant les informations biologiques et biogéographiques de 846 espèces de poissons de récifs coralliens, 2 979 espèces de plantes alpines et 662 espèces d'arbres tropicaux originaires de Guyane. Il est ainsi apparu que les espèces qui présentent des combinaisons exceptionnelles de traits fonctionnels et qui, par conséquent, jouent un rôle écologique unique, sont majoritairement des espèces rares.

     

    La disparition de ces fonctions uniques, portées par des espèces vulnérables, peut donc, avoir des répercussions inattendues en cas de changements environnementaux majeurs.

     

    Ce travail met ainsi en relief l'importance de la conservation des espèces rares dans la résistance des écosystèmes aux perturbations et l'utilité de mener de nouvelles recherches dans cette direction.

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés mercredi 22 mai dans la revue Nature, révèle que les bébés de l'homme de Neandertal ont pu commencer à être sevrés à partir de sept mois. La démonstration de cette assertion est basée sur une nouvelle méthode d'analyse des dents, qui mesure l'évolution la concentration de baryum dans l'émail dentaire.

    C'est l'étude des dents de macaques et d'enfants, dont l'histoire alimentaire était connue, qui a permis d'étalonner la distribution de baryum dans l'émail dentaire pour permettre d'avoir un historique des changements de régime, depuis le début de l'allaitement jusqu'au processus de sevrage et de diversification alimentaire.

    L'application de la méthode à une molaire fossile d'un enfant néandertalien a indiqué que l'enfant n'a été exclusivement allaité que pendant sept mois, suivis d'une période de sept mois de supplémentation avec d'autres aliments, close par une interruption brutale de l'allaitement maternel. Comme, selon certaines hypothèses, le sevrage chez l'homme de Neandertal serait intervenu plus tardivement que chez Homo sapiens, il reste maintenant à trouver, à partir d'autres échantillons fossiles, l'âge moyen où les Néandertaliens sevraient naturellement leurs enfants.

     


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