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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Astrophysical Journal Letters, analyse la découverte le 10 septembre 2013 par le télescope spatial Hubble d'un astéroïde, immatriculé P/2013 P5, qui possède six queues de poussière rayonnant autour de lui, «un peu comme un arroseur de pelouse».

     

    P/2013 P5, qui évolue dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, «tourne sur lui-même et éjecte, lors d’évènements ponctuels, de la poussière à l’origine de l’apparition des queues», qui sont normalement une caractéristique des comètes: il apparaît que «le premier évènement a eu lieu le 15 avril dernier et le dernier le 4 septembre», avec, entre les deux, d’autres jets de poussières, qui «se sont produits le 18 Juillet, le 24 Juillet, le 8 août et le 26 août».

     

    Son comportement a été modélisé: il «pourrait provenir d’un groupe d’astéroïdes appelé Famille de Flore, reliquats d’une collision qui s’est produite il y a 200 millions d’années entre deux astéroïdes». Pour l'instant, on ne sait «pas vraiment pourquoi P/2013 P5 tourne ainsi en éjectant périodiquement de la poussière», mais on peut prédire que «s’il accélère sa vitesse de rotation, il risque de se désintégrer».

     

    En tout cas, s’il est le premier détecté, cet étrange objet céleste n’est probablement pas un cas unique: il doit donc être considéré comme le représentant d’une série potentielle dont les éléments seront progressivement identifiés.

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, rapporte que l’âge d'un spécimen de quahorg nordique, récolté en 2006 le long des côtes islandaises, est en fait de 507 ans, ce qui apparaît comme un record de longévité pour un animal.

     

    Ce mollusque Arctica islandica, «surnommé Ming, du nom de la dynastie qui régnait en Chine au moment de sa naissance», serait donc né en 1499, «l’année où Vasco de Gama établit la première liaison entre Lisbonne et Calicut en contournant l’Afrique».

     

    Son âge avait d'abord été estimé «sur la base des stries de croissance à environ 405 ans», il a été reévalué à la hausse «par plusieurs méthodes, notamment géochimiques comme la datation au carbone 14». En ce qui concerne les stries de croissance, il faut savoir que «la coquille des bivalves est composée de deux valves calcaires maintenues ensemble par un ligament». C'est d'abord, sur ce ligament de quelques millimètres de long, orné de plus de 500 stries, qu’avait porté la datation de ce quahorg nordique en 2006.

     

    La nouvelle datation par les stries, qui sont également visibles sur l’extérieur et l’intérieur de la coquille, a été établie cette fois «sur les stries de la coquille extérieure qui constitue une surface plus large et plus aisément observable».

     

    A ce propos, il faut souligner que le profil des stries de croissance «ne renseigne pas seulement les biologistes sur l’âge du mollusque, il constitue également un témoignage unique sur les conditions climatiques du passé»: ainsi, «en examinant les différents isotopes de l’oxygène au sein des stries de croissance», la température de la mer au cours du temps de vie de l'animal, peut être déterminée.

     

    Cet âge de 507 ans n'est cependant pas le record absolu dans l’ensemble du règne animal: certaines espèces, vivant en colonies, comme les éponges de verre (Hexactinellida) qui peuvent atteindre l’âge de 15.000 ans ou des spécimens d’éponge Scolymastra joubini, vieux de 23.000 ans, donnent une idée de jusqu'où ces limites peuvent être repoussées

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, présente le premier dispositif expérimental, parfaitement contrôlé, permettant de tester les modèles théoriques de particules artificielles «capables de se déplacer spontanément en nuées, à l'instar des sauterelles ou de certains oiseaux».

     

    Une nouvelle branche de la physique étudie des objets qui peuvent «se mouvoir de façon indépendante quand ils sont isolés et coordonnée lorsqu'ils sont assez proches les uns des autres». «Tant qu'il s'agit d'animaux, on peut suspecter que des processus cognitifs sont à l'œuvre (même s'ils ne sont pas forcément dominants)», cependant, comme on retrouve ce phénomène chez certaines colonies de bactéries ou pour les filaments qui constituent le 'squelette' des cellules, à cette «échelle microscopique, on parle de 'matière active'».

     

    Afin de comprendre, «uniquement avec des outils et des concepts de physique, la dynamique à grande échelle de population d'individus ou d'objets autopropulsés», des expériences ont été préparées avec comme éléments de «petites billes en plastique isolantes de 5 microns de diamètre (un dixième de l'épaisseur d'un cheveu)», qui baignent dans une huile conductrice.

     

    Ainsi, «lorsqu'on applique un fort courant électrique, cela provoque la rotation des sphères par des phénomènes électrostatiques (effet Quincke mis en évidence par le physicien allemand éponyme à la fin du XIXe)». Il apparaît que, «tant qu'elles sont assez espacées», les billes se déplacent «dans tous les sens, indépendamment les unes des autres». Cependant, si on rajoute des billes de façon à augmenter leur densité, «un mouvement collectif, parfaitement ordonné, se met en place».

     

    On observe que «sur un circuit, ce mouvement est rectiligne et uniforme lorsque la concentration en billes est suffisamment élevée» et on parle alors de liquide polaire. Dans le cas d'une enceinte carrée, «c'est un vortex qui se forme» avec «des différences de densité en billes qui dessinent une sorte de shuriken (étoiles métalliques utilisées par les ninjas)».

     

    Il peut apparaître bizarre de voir un 'troupeau' de billes se former «sans qu'aucune interaction ne poussent les particules à se rapprocher», mais, en réalité, il ne faut pas négliger de prendre en compte les phénomènes de dynamique des fluides à l'œuvre: en effet, lorsque «les billes se déplacent, elles font bouger le fluide autour d'elles, ce qui influence la trajectoire de leurs voisines».

     

     


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    Des travaux, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature du 7 novembre, ont permis de révéler des changements de structure au sein de basaltes fondus à des pressions correspondant à une profondeur de 1400 kilomètres: alors le magma prend une forme plus dense et compacte. Ces données confortent l'idée, que la Terre primitive abritait deux océans de magma séparés par une couche cristalline.

    On sait depuis longtemps qu'au-delà d'une profondeur de 660 km, «c'est-à-dire vers 25 Gpa», un changement majeur, qui «délimite le manteau supérieur du manteau inférieur», affecte les phases cristallines du manteau terrestre: les atomes de silicium constituant les minéraux se réorganisent en passant «d'une configuration où chaque atome de silicium est entouré de quatre atomes d’oxygène, à une configuration plus compacte avec six atomes d’oxygène voisins».

    L'expérience a consisté à chauffer, par deux lasers infrarouges au-delà de 2000 degrés Celsius, jusqu'à le fondre, un échantillon de petits morceaux de verre de basalte comprimé dans une cellule à enclume de diamants sous «une pression jusqu'à environ 600 000 fois la pression atmosphérique normale». Grâce à PETRA III de DESY (Hambourg, Allemagne), une des sources de rayons X les plus brillantes du monde, les changements de structure de ce magma en fusion ont pu être étudiés par diffraction.

    Il est alors apparu, dans ces «conditions proches de celles du manteau terrestre profond, équivalentes à 1400 kilomètres sous la surface», que «le nombre de coordination de silicium (son nombre d'atomes voisins) dans les magmas passe de 4 à 6 quand la pression augmente de 10 GPa et 35 GPa». Parallèlement, «leur densité passe d'environ 2,7 grammes par centimètre cube (g/cm³) à basse pression, à près de 5 g/cm ³ à 60 GPa».

    Plus précisément, «jusqu’à 25 GPa, soit 660 km , les magmas deviennent progressivement plus denses que les cristaux, qui vont donc flotter et non sédimenter». Lorsque, vers 35 GPa, le nombre de 6 atomes voisins est atteint dans les magmas, la densification «devient beaucoup moins notable». Les manteaux supérieur et inférieur de part et d'autre de la limite de 600 km se différencient de cette manière.

    Les planètes telluriques lors de leur formation «sont passées par un état fondu». Le comportement plus dense du magma basaltique à une certaine profondeur, suggère donc, l'existence d'un «océan magmatique stratifié dans l'intérieur de la Terre primitive, comme l'ont déjà proposé certains modèles sur la base de calculs d’évolution thermique (refroidissement) de la Terre primitive».

    C'est probablement entre environ 660 et 1000 km de profondeur que la cristallisation de minéraux, à partir du magma, a commencé à se produire, «là où les cristaux sont en quasi-équilibre gravitaire avec le magma, séparant l'océan magmatique initial en deux océans superposés, qui se sont solidifié à leur tour ne laissant subsister que quelques poches de magma résiduel à la base du manteau inférieur».

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue PLOS ONE, rapporte la mise au jour aux États-Unis d'un fossile d'une espèce de tyrannosaure, datant de 80 millions d'années, baptisé Lythronax argestes, qui est le plus ancien d'une lignée la plus proche du Tyrannosaurus rex (T.rex) jamais découvert.

     

    Comme T.rex, Lythronax est un carnivore bipède, doté de petits bras et d'un museau étroit et court, qui avait une taille imposante avec ses 8 mètres de long pour un poids de 2,5 tonnes. Grâce à l'arrière ramassé de son crâne, il pouvait avoir une vision étendue.

     

    Il vivait à une période allant de -84 à -70 millions d'années à la fin du Crétacé sur le continent Laramidia (-95 à -70 millions d'années) qui existait lorsque l'Amérique du Nord était séparée en deux parties d'est en ouest par une mer: Laramidia est le nom de la masse occidentale et Appalachia celui qui correspond à la partie orientale.

     

    Avant la découverte du Lythronax, on pensait que les grands tyrannosaures étaient apparus tous ensemble vers -70 millions d'années. Maintenant, on sait que le Lythronax était plus ancien de plus de dix millions d'années, alors que les tyrannosaures, qui l'ont précédé, étaient, à notre connaissance, beaucoup plus petits.

     

    Cette découverte conduit également à penser que «les tyrannosaures, dont le T.rex, ont probablement évolué isolés sur cette île continentale de Laramidia»: ainsi, le Lythronax et ses cousins tyrannosaures dans le sud de Laramidia se ressemblent davantage que dans le nord où ils ont notamment un long museau, ce qui laisse penser que les tyrannosaures ont suivi une évolution similaire à celles d'autres dinosaures de la même période avec différentes espèces vivant dans le nord et le sud en même temps.

     

     


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