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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Quaternary Science Reviews, révèle que les îles Féroé auraient été colonisées depuis le IV ou le VIème siècle de notre ère (soit entre 300 et 500 ans avant l’arrivée des Vikings). Ces premiers habitants étaient venus avec l'intention de s’installer, car les grains d’orge ramenés du continent témoignent de la préparation de leur voyage.

     

    C'est sur le site d’À Sondum (île de Sandoy), que, sur une dune de sable, des traces de cendres de tourbe mélangées à des fragments d’os et de grains d’orge calcinés ont été trouvés. L’analyse des céréales au carbone 14 a permis de dater l'époque où elles ont été brûlées. Il faut ici souligner que la dispersion des cendres était courante, à cette époque, dans ces régions de l’Atlantique nord, «pour lutter contre l’érosion causée par le vent».

     

     

    Ces pionniers pourraient, d'ailleurs, être des moines chrétiens venus d’Irlande ou d’Écosse comme des récits d'époque semblent l'attester.

     


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    Des travaux, dont les résultats ont été publiés sur arXiv.org, ont conduit à estimer qu’une large part des exoplanètes errantes de la Galaxie ne sont pas nées autour d’une étoile, alors que, jusqu’à présent, on pensait qu'elles avaient été éjectées précocement d’un système planétaire en formation. C'est l'examen des ondes radio de globulettes dans la nébuleuse de la Rosette, qui suggère cette conclusion.

    Les globulettes constituent une variante, de taille nettement plus modeste, des globules de Bok (des amas sombres de poussières et de gaz du milieu interstellaire d'environ 10 à 50 masses solaires, d'environ une année-lumière de diamètre, au sein desquels peuvent se produire des naissances d'étoiles), tandis que les exoplanètes gazeuses errantes, dont l'existence a été démontrée grâce à l’effet de microlentille gravitationnelle, «seraient au moins aussi nombreuses que les étoiles de notre Galaxie, c'est-à-dire environ 200 milliards, et probablement beaucoup plus».

    Comme l'analyse précise de plus de 100 globulettes de la Rosette a montré que «certaines sont suffisamment denses pour s’effondrer en donnant des exoplanètes, et parfois suffisamment massives pour donner des naines brunes» et comme, au cours du temps, des millions de nébuleuses semblables à la Rosette ont temporairement existé dans la Voie lactée, la naissance d'une large partie des exoplanètes errantes de la Galaxie est expliquée.

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue The Journal of Experimental Biology, révèle que les grenouilles d’Alaska sont capables de survivre à des conditions hivernales exceptionnelles, en particulier, du fait qu'elle stockent beaucoup plus de glycogène dans leur foie.

     

    Longue de 5 à 7 cm, Rana sylvatica, la grenouille des bois, survit en hiver à des températures qui «gèlent pourtant les deux tiers de l’eau de son corps». Vivant dans les forêts des États-Unis, du Canada, cet amphibien «s’enterre et se laisse littéralement congeler, jusqu'à la suspension de toutes les fonctions vitales (respiration et circulation sanguine)». Son sang, qui ne circule presque plus, est chargé de glucose agissant comme un cryoprotecteur: ce sucre «évite la dégradation des cellules au moment de la cristallisation de l'eau et, à la décongélation, lorsque ces cristaux fondent».

     

    Cependant, les grenouilles des bois de l'Alaska, qui survivent à des températures de -16 °C, apparaissent plus résistantes. La cause de cette capacité provient du glycogène, un sucre complexe, converti, lorsque la température s’abaisse, en glucose et stocké dans leur foie, qui peut-être «jusqu’à 1,5 fois plus gros que la moyenne». De plus, il a été noté que les grenouilles des bois d’Alaska accumulent de trois fois plus d’urée, un autre élément cryoprotecteur.

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Biology Letters de la Royal Society, prouve que le système auditif des papillons permet d'entendre les battements d'ailes des oiseaux et sert, de la sorte, de système d'alerte contre les prédateurs en plein vol.

    Pour le prouver, «des enregistrements en forêt en appâtant les oiseaux avec des papillons attachés à un fil» ont été effectuées, correspondant à une trentaine d'attaques filmées et enregistrées. C'est la première fois que les sons, produits par le vol d'oiseaux en quête de nourriture, ont été caractérisés. Ensuite, les réactions du nerf auditif des insectes ont été mesurées sur un audiogramme lors de diffusion des enregistrements à différentes intensités. Il apparaît que les «papillons entendent les oiseaux à partir de 2,5 mètres de distance».

    Trois remarques ont alors été avancées pour soutenir l'hypothèse «selon laquelle les insectes détectent le bruit des oiseaux et peuvent ainsi essayer de leur échapper» :

    a) «les fréquences des sons émis par les battements d'ailes sont comprises dans le spectre de la plupart des insectes dotés d'un appareil auditif».

    b) certains insectes n'émettant aucune signal sonore ont des oreilles qui se justifient comme moyen de détection les prédateurs.

    c) il arrive que des insectes tente de s'enfuir quand des oiseaux atterrissent dans un fourré.

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés le 21 août par la revue PLoS ONE, révèle que l'espèce humaine «assaisonne et relève sa cuisine» depuis plus de 6 000 ans.

     

    En effet, des fragments de céramiques carbonisés découverts au Danemark et en Allemagne, ont été analysés: sur 74 échantillons, 26 disposaient de phytolithes, qui ont été identifiés comme des herbes à ail provenant de repas qui auraient été préparés entre 5.750 et 6.100 ans avant J.-C (datation au carbone).

     

    Comme dans le contenu carbonisé, des résidus de graisse animale» ont été relevées, l’utilisation sous forme d'épice de ces plantes (avec lesquelles on peut confectionner de la moutarde) est étayée. Il apparaît ainsi que les chasseurs-cueilleurs et les premiers agriculteurs exploitaient les plantes, en partie pour leur goût, mais sans doute également pour leurs vertus thérapeutiques.

     

     


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