•  

    Une étude, dont les résultats intitulés «Geoarchaeology of the Roman port-city of Ostia: Fluvio-coastal mobility, urban development and resilience» ont été publiés dans la revue Earth-Science Reviews, a permis de montrer que le tissu urbain de la ville d'Ostie (*), qui fut le port maritime de Rome à l'époque romaine, a cristallisé au cours du temps différentes positions du fleuve et du trait de côte, ce qui illustre la capacité d'adaptation de cette ville face à ces changements environnementaux.

     

    Rappelons tout d'abord que la ville d’Ostie, située à l’embouchure du Tibre, fut le port maritime de Rome à l'époque romaine et «un maillon essentiel dans le système d'approvisionnement de l'Urbs, avant d’être progressivement abandonnée au Haut Moyen-Age». Aujourd'hui, Ostie est «le site urbain d'époque romaine le mieux préservé et le plus fouillé en Italie, après Pompéi».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est penchée «sur les risques provenant du fleuve et de la mer et sur l’adaptation de la ville antique d’Ostie face aux changements environnementaux depuis son origine». Elle s'est appuyée sur une série de carottages sédimentaires effectuée en 2012 «sur la rue principale (cardo) de la ville d'Ostie, afin d’étudier son sous-sol». Ces carottages sédimentaires ont permis de découvrir «l'existence d'un ancien fleuve du Tibre sous Ostie datant de l'origine de la ville, au IVe-IIIe siècle avant notre ère».

     

    Comme «ce fleuve s'est ensuite déplacé latéralement, au gré des crues, pendant la période d'activité de la ville à l’époque romaine», des carottages qui «ont été effectués sur la façade maritime d'Ostie» ont conduit à la reconstitution de «la mobilité du bord de mer au cours de la période romaine (phases d'érosion et de sédimentation)».

     

    Il est alors apparu, à partir de «l'analyse de l’orientation des rues et des structures archéologiques de la ville», que «l’urbanisme d’Ostie s’est en partie constitué en suivant les différentes positions du bord de mer (face littorale) ou des berges (face fluviale) dont la mobilité est renseignée par l’étude des carottages sédimentaires»: en fin de compte, «le tissu urbain de la ville a cristallisé au cours du temps différentes positions du fleuve et du trait de côte, faisant d'Ostie une ville résiliente aux modifications environnementales à l'époque romaine».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Ostie

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Large oxygen-dominated core from the seismic cartography of a pulsating white dwarf» sont publiés dans la revue Nature, dévoile un cœur stellaire défiant les prédictions, en exploitant les données du satellite Kepler de la NASA sur les pulsations de l'étoile KIC 08626021 (*) et en dessant la première cartographie de l'intérieur d'une naine blanche.

     
    Rappelons tout d'abord que les naines blanches sont des successeurs éloignés d'étoiles semblables à notre Soleil, car, en fait, elles «sont les reliques des cœurs de près de 97% des étoiles de l'Univers», des reliques qui «conservent précieusement en leur sein l'empreinte des processus physiques passés, tels que le brûlage nucléaire et les épisodes de mélange convectif, phénomènes toujours très incertains dans les modélisations actuelles des théories d'évolution stellaire».

     

    L'étude ici présentée a cherché à «obtenir une vue claire de la composition de ces étoiles» afin de permettre «de mieux déchiffrer les phénomènes en jeu lors des phases antérieures de leur évolution). Pour y parvenir, les oscillations de luminosité observées à la surface de KIC 08626021 ont été «déchiffrées au moyen de techniques 'astérosismologiques', analogues aux méthodes qu'emploient les géophysiciens pour étudier la structure de notre planète grâce aux ondes sismiques provoquées par les tremblements de Terre».


    Plus précisément, ces étoiles, durant «leur lente agonie de naine blanche» qui correspond à leur inexorable refroidissement, «passent par des phases d'instabilité ou elles se mettent à vibrer»: ce sont «ces profondes vibrations (ou tremblements d’étoile) qui «sont les clés permettant de lever le voile sur l'intérieur même de ces résidus stellaires». Comme «la stratification chimique interne de la naine blanche génère une signature unique sur les modulations lumineuses émergeant de l’étoile», le déchiffrement de cette signature «permet d’en cartographier la structure».


    Au bout du compte, la cartographie ainsi réalisée a fait apparaître «non seulement un cœur nettement plus grand et plus riche en oxygène» que celui qui était prédit jusqu'ici, «mais également le profil de distribution des principaux éléments chimiques présents». Cette avancée fournit de la sorte «un banc d'essai d'une grande précision pour calibrer finement les processus physiques de brûlage nucléaire et de mélange convectif à l’œuvre dans la plupart des étoiles, en particulier durant les phases d'évolution stellaire pré-naine blanche».

     

    Soulignons pour finir qu'en plus d'aider à «mieux comprendre les mécanismes physiques impliqués dans l'évolution des étoiles et de notre Soleil», cette étude, en offrant une «connaissance précise de la composition chimique interne des naines blanches», apporte un contribution précieuse à leur utilisation comme «chronomètres cosmiques» pour dater «des populations stellaires constituant notre Galaxie».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) KIC 08626021

     

     


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    Voici un récapitulatif, correspondant à la fin du quatrième trimestre 2017, des catalogues d'exoplanètes présentés par le site:

    http://exoplanet.eu/catalog/

     

    Au 31 décembre 2017, les catalogues de ce site donnaient:

     

    Général:

    3726 planètes, 2792 systèmes planétaires, 622 systèmes planétaires multiples

     

    Vitesse radiale:

    741 planètes, 551 systèmes planétaires,133 systèmes planétaires multiples

     

    Astrométrie:

    1 planète, 1 système planétaire, 0 système planétaire multiple

     

    Transits:

    2780 planètes, 2083 systèmes planétaires, 459 systèmes planétaires multiples

     

    Microlentille:

    65 planètes, 63 systèmes planétaires, 2 systèmes planétaires multiples

     

    Imagerie:

    92 planètes, 85 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    Chronométrage (pulsar):

    28 planètes, 22 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    TTV(variation de temps de transit):

    7 planètes, 6 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Autres:

    14 planètes, 13 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Non confirmées:

    207 planètes, 176 systèmes planétaires,17 systèmes planétaires multiples

    A partir de ces données et de données précédentes, j'ai calculé les

    Taux de variation suivants:

     

    Catalogues

    Au 31

    déc.

    2016

    Taux de variation

    sur un an

    Au 31

    déc.

    2017

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidats compagnons

    3557

    74,28%

    3726

    4,75%

    Systèmes planétaires

    2668

    106,34%

    2792

    4,65%

    Systèmes planétaires multiples

    601

    19,25%

    622

    3,49%

    Exoplanètes détectées par vitesses radiales

    695

    10,14%

    741

    6,62%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    523

    10,81%

    551

    5,35%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par vitesses radiales

    125

    12,61%

    133

    6,40%

    Planètes observées par transits

    2697

    111,70%

    2780

    3,08%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    2019

    179,64%

    2083

    3,17%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    451

    21,89%

    459

    1,77%

    Exoplanètes détectées par microlentille

    52

    20,93%

    65

    25,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    50

    21,95%

    63

    26,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    2

    0,00%

    2

    0,00%

    Exoplanètes détectées par imagerie

    76

    20,63%

    92

    21,05%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    71

    22,41%

    85

    19,72%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    3

    0,00%

    5

    66,67%

    Exoplanètes détectées par chronométrage

    24

    4,35%

    28

    16,67%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    19

    5,56%

    22

    15,79%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    4

    0,00%

    5

    25,00%

    Exoplanètes détectées par TTV (variation de temps de transit)

    7

    40,00%

    7

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    6

    20,00%

    6

    0,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    1

    -

    1

    0,00%

    Exoplanètes non confirmées ou réfutées

    210

    5,00%

    207

    -1,43%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    188

    5,62%

    176

    -6,38%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    18

    0,00%

    17

    -5,56%

     

    Ces données sont à comparer à celles mises en ligne il y a un an:

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-statistiques-concernant-l-etat-des-decouvertes-a-la-fin-du-a127970714

     

    Comparaisons par rapport aux années précédentes, en particulier par rapport à 2016

     

    Proportion de

    % 2013

    % 2014

    % 2015

    % 2016

    % 2017

    Rejets cumulés d'exoplanètes par rapport aux exoplanètes proposées cumulées

    (Ensemble + rejetés)

    15,7

    %

    9,73

    %

    8,92

    %

    5,57

    %

    5,26

    %

     

    Proportion d'exoplanètes cumulées

    % 2014

    % 2015

    % 2016

    % 2017

    détectées par vitesse radiale par rapport à l'ensemble

    31,54%

    30,92%

    19,54%

    19,89%

    observées par transit par rapport à l'ensemble

    62,75%

    62,42%

    75,82%

    74,61%

    détectées par microlentille par rapport à l'ensemble

    1,83%

    2,11%

    1,46%

    1,74%

    détectées par imagerie par rapport à l'ensemble

    2,75%

    3,09%

    2,14%

    2,47%

    détectées par chronométrage par rapport à l'ensemble

    0,97%

    1,13%

    0,67%

    0,75%

    détectées par

    TTV par rapport à l'ensemble

    0,16%

    0,24%

    0,20%

    0,19%

     

    Proportion de

    % 2013

    % 2014

    % 2015

    % 2016

    % 2017

    Systèmes planétaires du catalogue des détections par vitesse radiale par rapport aux exoplanètes détectées

    75,5

    %

    75,04

    %

    74,80

    %

    75,25

    %

    75,25

    %

    Systèmes planétaires multiples du catalogue des détections par vitesse radiale par rapport aux systèmes planétaires détectées

    22,4

    %

    23,69

    %

    23,52

    %

    23,90

    %

    24,14

    %

     

    Il faut également rappeler tout l'intérêt du travail présenté sur le site PHL (Planetary Habitability Laboratory): il porte à la connaissance du public des statistiques variées sur les exoplanètes:

    https://sites.google.com/a/upr.edu/planetary-habitability-laboratory-upra/projects/habitable-exoplanets-catalog/stats

     

    Le pointage des mondes potentiellement habitables doit être tout particulièrement souligné:

    https://sites.google.com/a/upr.edu/planetary-habitability-laboratory-upra/projects/habitable-exoplanets-catalog

     

    Pour finir, voici trois tableaux tirés d'une partie de ces données qui montrent leurs variations en comparaison avec l'année précédente.

     

    Systèmes

    Nombres de planètes au 31

    décembre 2016

    Taux de variation

    sur un an

    Nombres de planètes au 31

    décembre 2017

    Taux de variation

    sur un an

    1 planète

    2116

    178,06%

    2209

    4,40%

    2 planètes

    411

    25,30%

    419

    1,95%

    3 planètes

    130

    23,81%

    136

    4,62%

    4 planètes

    46

    27,78%

    46

    0,00%

    5 planètes

    16

    14,29%

    16

    0,00%

    6 planètes

    6

    50,00%

    7

    16,67%

    7 planètes

    1

    0,00%

    3

    200,00%

     

    Classement suivant la température

    Nombres de planètes au 31 décembre 2016

    Taux de variation annuelle

    Nombres de planètes au 31 décembre 2017

    Taux de variation annuelle

    Ensemble des compagnons planétaires

    3635

    83,86%

    3782

    4,04%

    Systèmes planétaires

    2726

    118,25%

    2836

    4,04%

    Exoplanètes chaudes

    3100

    98,34%

    3181

    2,61%

    Exoplanètes tièdes

    222

    39,62%

    230

    3,60%

    Exoplanètes froides

    282

    16,05%

    327

    15,96%

    Exoplanètes non classées

    31

    158,33%

    44

    41,94%

     

    Habitabilité

    Nombres de planètes au 31 décembre 2016

    Taux de variation annuelle

    Nombres de planètes au 31 décembre 2017

    Taux de variation annuelle

    Exoplanètes potentiellement habitables

    44

    41,94%

    53

    20,45%

    Exolunes habitables prédites

    43

    22,86%

    40

    -6,98%

     

     


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  •  

    Une étude, dont les résultats intitulés «Primordial clays on Mars formed beneath a steam or supercritical atmosphere» ont été publiés dans la revue Nature, suggère que les argiles martiennes ont pu se former sans eau liquide, contrairement à ce que l'on supposait jusqu'ici. Elle laisse ainsi planer le doute sur la capacité de la planète Mars a avoir «été assez chaude et humide pour pouvoir abriter pendant de longues périodes de grandes quantités d'eau sous forme liquide et fournir ainsi des conditions propices à l'apparition de la vie».

     

    Rappelons tout d'abord que c'est la sonde spatiale européenne Mars Express qui a détecté les premières preuves de la présence de ces grandes quantités d'argiles sur Mars. Dans ce contexte et bien que sur Terre «ces couches argileuses se forment la plupart du temps au fond des lacs, des mers ou des océans», l'étude ici présentée propose «un autre scénario de formation des argiles martiennes qui ne nécessite pas de grandes étendues d'eau liquide».

     

    Plus précisément, «ces argiles pourraient s'être formées très vite après la formation de la planète, à une période où sa surface était encore recouverte par un océan de magma en fusion». En se refroidissant, «ce magma aurait dégazé d'importantes quantités de vapeur d'eau» qui auraient entraîné «l'altération des basaltes volcaniques en argile»: ce processus «est intéressant», car «l'altération peut se faire sans eau liquide» (ce type d'argiles a été déjà observé «dans les basaltes de l'atoll de Mururoa, en Polynésie»).

     

    En fait, ce processus, qui «aurait pu créer des argiles sur des épaisseurs qui peuvent aller jusqu'à 10 km de profondeur», se serait déroulé «avec une atmosphère supercritique (dans des conditions de température et de pression élevées où l'eau comme le dioxyde de carbone sont dans un état particulier dont les propriétés sont intermédiaires entre celle d'un gaz et celle d'un liquide, NDLR) de la surface de Mars».

     

    Ce scénario alternatif soulève néanmoins plusieurs difficultés. Ainsi «le modèle ne rend pas bien compte de toutes les séquences géologiques, avec des stratifications très bien préservées et des argiles différentes que l'on observe sur Mars» et d'autre part, «certaines argiles observées dans l'hémisphère nord se sont formées tardivement, bien après la phase d'un océan de magma primordial dans les premières dizaines de millions d'années de son existence».

     

    Cette hypothèse est tout de même intéressante dans la perspective de l'arrivée sur la planète rouge des deux futurs rovers «Mars 2020 de la NASA et ExoMars de l'Agence spatiale européenne (ESA)» dont l'une des missions prioritaires sera l'examen de ces argiles: en effet, les données recueillies à ce moment-là devraient permettre de dire si un tel scénario est acceptable pour Mars.

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Un réseau défensif de l'âge du Bronze Moyen dans les Marges Arides de Syrie du Nord» ont été publiés dans la revue Paléorient, rapporte la découverte en Syrie, grâce à l'analyse d'images aériennes et satellitaires, d'un très vaste réseau structuré de surveillance et de communication datant de l'âge du Bronze moyen (2e millénaire av. J.-C.): en fait, «c'est la première fois qu'un système fortifié d'une telle ampleur est mis en évidence sur le terrain».

     

    La région en question, qui «se situe à l'est de Hama (*) et s'étend sur environ 7000 km2», a été prospectée par la mission franco-syrienne des 'Marges arides de Syrie du Nord'. C'est dans cette région, «placée à la lisière des régions sédentaires très peuplées du Croissant fertile à l'ouest, et de la steppe aride, domaine des nomades, à l'est» (qui «n'a pas été exploitée de manière constante par les habitants»), que «des sites particulièrement bien conservés, dont un réseau fortifié de surveillance du territoire datant du deuxième millénaire (-2000 à -1 550)»(**) ont été découverts.

     

    Plus précisément, la structure d'une étendue exceptionnelle découverte «est composée d'un ensemble de forteresses, de fortins, de tours et d'enclos, longeant le relief qui domine la steppe de Syrie centrale et protégeant les agglomérations et leurs territoires». Cette étude montre que «ces forteresses étaient composées de gros blocs de basalte non taillés et constituées de murs de plusieurs mètres de largeur et de hauteur».

     

    Comme «chaque site fortifié était implanté pour permettre un contact visuel avec d'autres», l'organisation spatiale de ce réseau est liée à «la capacité de communication par signaux lumineux (ou de fumée)» dans le but «de transmettre rapidement des informations vers les grands centres du pouvoir». De ce fait, «ce réseau régional aurait eu pour vocation la défense du territoire, la surveillance et la protection des axes de circulation et surtout la protection des terres les plus attractives».

     

    En fin de compte, cette étude, qui complète «les observations de terrain effectuées en amont et qui avaient déjà permis la datation des sites à partir de céramiques collectées sur place», a pu, grâce à «l'accès à des observations aériennes et satellites, de 1960 à nos jours», restituer le réseau «bien au-delà des limites de la zone prospectée» sur une distance nord-sud d'environ 150 km.

     

    Liens externes complémentaires (source Wikipedia)

    (*) Hama

    (**) Histoire de la Syrie

     

     


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